‹ Jordaens; sa vie et ses œuvresChapitre 18 sur 142 · JORDAENS DOYEN DE LA Q1LDE DE SAINT-LUC · texte numérisé non relu

JORDAENS DOYEN DE LA Q1LDE DE SAINT-LUC

des deux tableaux se présentent dans la même attitude mais avec quelques variantes quant à la forme; sur ce dessin figurent aussi les deux chiens et les deux mains tendues d’un personnage dont le reste du corps demeure invisible. Mais au-dessus du groupe des trois hommes à gauche se détache un chasseur montant le cheval qui figure dans le tableau de Madrid.

Lors de la vente des œuvres laissées par Jordaens (La Haye, 1734, No. 89) un Méléagre et Atalante de moindre dimension vint sous le marteau. Un autre figura à la vente d’Hoop van Abstein (Gand, 1889). Parthey renseigne encore deux versions du même sujet: l’une au

Nouveau Palais de Potsdam, l’autre dans la collection Esterhazy h Vienne. Dans la vente Pierre Wouters (Bruxelles, 1797) et dans la vente Lauwers (Amsterdam, 1802) on vendit le dessin de M.

Masson ou un autre traitant le même sujet.

Jordaens doyen de la Gilde de Saint Luc. — Les œuvres de Jordaens n’avaient pas tardé à attirer sur lui l’attention des artistes et de la bourgeoisie. L’an 1620 — 1621, d’après les livres de la Gilde de Saint Luc, il reçut son premier élève Charles du Val; l’an d’après Pierre de Moulyn entra aussi dans son atelier. Nous ne savons rien de plus sur ces deux élèves; aucun ne fut reçu comme maître; nous ne connaissons d’ouvrages ni de l’un ni de l’autre; il y a donc lieu de supposer qu’ils ne poursuivirent pas leurs études.

En 1621, Jordaens fut l’objet d’une marque de distinction autrement éclatante: le Magistrat le désigna pour remplir les fonctions de doyen de la Gilde de Saint

L’OFFRANDE A POMONE (Musée de Madrid). . , , ., ,

Luc durant 1 annee administrative courant d’octobre 1621 à octobre 1622. (1) L’exercice de cette haute dignité impliquait certaines difficultés au moment où elle fut conférée à notre peintre. En 1618, les doyens de la Gilde de Saint Luc avaient décidé de réincorporer dans leur confrérie la chambre de Rhétorique „La Giroflée” qui en avait fait partie à l’origine. La paix était revenue et ils prévoyaient que leur ancien et glorieux cercle dramatique pourrait être appelé comme autrefois à des „Landjuweelen” et à

(1) F. JOS. VAN DEN BRANDEN. Op cit. P. 830, 629, 649.

atalante et méléaore (Musée d’Anvers).

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