ES HOMONYMES DE JORDAENS, SES ANCÊ
la seconde portaient le
famille de Jordaens, était fort répandu autrefois à Anvers; s’il n’a pas disparu aujourd’hui on le rencontre toutefois peu fréquemment et, dans la plupart des cas, contracté sous la forme de Jordens. Aux seizième et dix septième siècles, il était porté par nombre d’artistes n’appartenant pas à la famille de notre Jacques. Ainsi nous trouvons dans les fastes (de Liggeren) de la Gilde de Saint-Luc un Hans Jordaens, peintre, qui devint en 1572 l’élève de Noë de Noewille (Noville) et qui fut reçu comme maître en 1581; un Abraham, qui entra, en 1585, en apprentissage chez le Hans en question; un Augustin, peintre, maître en 1588; un deuxième Hans ou Jan, peintre, fils de maître, admis comme maître en 1600 ; un troisième Jan, également fils de maître, reçu dans la Gilde en 1619 — 1620; un Gaspar, sculpteur en bois, passé maître en 1646 — 1647; un Abraham, aussi sculpteur en bois, admis comme élève en 1641 — 1642, comme maître en 1649 — 1650; un Arnold, peintre, apprenti en 1652—1653, maître en 1663 — 1664; bien d’autres encore. Dans plusieurs villes des Pays-Bas, notamment cà Bréda et cà Delft nous rencontrons dans moitié du seizième et dans la première du dix-septième siècle des peintres qui nom de Jordaens sans être apparentés au maître anversois.
TÊTE DE FEMME Dessin (Musée de Brunswick).