‹ Jordano Bruno (volume 2)Chapitre 44 sur 60 · C. C^^Hila del cavallo Pegaseo · texte numérisé non relu

C. C^^Hila del cavallo Pegaseo

Cette production d'un genre bizarre, et dont il n'est

< Cabota del cavallo Pegasto^ con VaggiufUa de VÀsino cillenico, ducritta dai Nolano, dêdieaia al V$$eovo di Ouamareiano,» 45 pages iii-8«, édit Wagner, t II, p. 25t-S96. Cette kabbale est décrite par le Noiain, comme le Spaedo a été noté, regisiraio, par lui. Saalino est le nom d*on des interiocateurs do la Cabale, Coribante est le nom du pédant. — Cbeval de Pégase (montagne et ville jdc Tlicssalie) et aine de Cyllène (monUgnc d*Arcadie) et non de Silène (nourricier de Bacchus qui suivit ee dieu parlont, monté snr un Ane) : voilà des expressions à peu prés équivalentes dans ce rédt. Le cbovnl est ailé et appartient & Apollon ; Vàne est pariant et appartient à Mercure.

TRAVAUX. lOT

pas non plus aisé de reodre compte, est en quelque sorte un appendice du Spacdo. Lç terme de Cabale doit être tout d'abcurd bien entendu. U exprime une aDégorie, une successicm irréguUère de considérations, tdUes qoe la pbilosopiûe raU>inique, appelée Kabbale,^ avait coutume d'en faire. Aux étrangetés ordinaires de cette méthode ori^itaie, Bruno joint celles du désordre souvent volontaire de ses saillies et de ses sorties, désordre augmenté encorcpar tousjes caprices d'une conversation, qui tend plus à divertir. qu'à éclairer. Pourquoi Tautair a-t41 iait choix du mot Cabale? C'est qu'il Teut échapper aux censures des théologiens chré^ tiens. IHriis ce dessein, il met son syst^e d'interprètalj<m sur le compte des docteurs hébreux, t Je ne lais, ditril, qu'sq>idiquer leurs procédés à la fable de Pégase et de ràne. »

Cependant Bruno emploie l'ironie plus souvent encore que les procédés de la kabbale. Cet écrit, ou il verse l'érudition et l'esprit à pleines mains, est moitié badin, moitié sérieux; mais à travers le sérieux même perce une moquerie subtile. Par son cêté plaisant, il rappelle V Eloge de la Folie; par son côté grave, la Docte ignorance. De même qu'Erasme, un des auteurs favoris de Bruno,' loue la folie, Bruno vante Tigno^ rance, la stupidité, l'ânerie.' Et comme le cardinal

L» dieux et les bommes ont accordé les mêmes privilèges à ce cheval et à cet âne. De plus, dans le corps da livre» Ttae dont Thistoire est racontée, et le portrait tracé avec détail, obtient une fois Tbonnear d*ètre changé en cheval de respèee de Pégase.

1 Vojez Touvrage anssi Intéressant que savant de M. Franck, intitulé JDs la Mahbaiê, 1813.

* « Frifieeps kumaniêta, » dit Bnimo, ÀrHfie, perorandi, p. 157.

s « L'ignûranxà, la tioMMia, VaHiUtà. » —Voyez, sur le bai de la CabaU,

Cusa recommande savamment cette ignorance piûlosophique, qui conduit au savoir, et^à laquelle riiumaine science aboutit fréquemment, Bruno, un de ses disciples, préconise la sage réserve d'un doute modéré, parfaitement compatible avec l'ardeme- rechercbe de la nature et des fins des choses.

Il est donc question dans cette Cabale de plusieurs sortes d'ignorances, de celles qui s'avouent presque avec faste, de celles aussi qui s'enveloppent du manteau du savoir. De là un parallèle piquant, parfois profond,* entre l'ignorance prônée par des théologiens ou mystiques, ou orthodoxes, soit de la synagogue, soit de l'Eglise, et l'ignorance des sectateurs de Pyrrhon, ou des partisans de la Nouvelle-Académie. La piété, suivant Bruno, a abusé de certains passages de l'Anden et du Nouveau-Testament, pour établir que la sainteté exclut la science, et ne souffre que la paresse et la bêtise ; que l'homme, pour plaire à Dieu, doit passer sa vie à s'abôtir; que la sottise et l'ineptie, quant aux choses de ce monde, d'un monde créé par Dieu» sont nécessairement sagesse et lumière dans l'autre monde.'

les Eroici /yrort , II, a. — Les éléments de cette invention se rencontrent partout, non-seolenient dans les écrits bibliques, dans les ott?rages rabbiDiqaes, mais chez les satiriques anciens et modernes. Les 4nes de Lucien, d'Apulée, de Machiavel, de Durant, de la Motlie-le-Vayer sont connus de tout le monde: et celui de Bruno mérite de grossir ce troupeau d'élite. (Voy. outre Du Boa, Réflex. crit. sur la poésie et la peinture, t. n, p. 50i ; J. BoDiif, Démano^ manie, p. 813, 17, 19).

* Plus d'une fois ces rapprochements, ingénieux on hardis, rappellent cer- Uins morceaux àe& Censées de Pascal.

s A cet effet , Bruno recourt sans cesse à la Kabbale, aux Sepbiroth, au liocbma, etc. Ne rien apprendre des choses terrestres et naturelles, c'est slnstruire nécessairement pour le royaume de la Grikce, pour le ciel : voilà la pensée que l'auteur développe dès le début, d*abord dans un sonnet à la louange de l'Ane (Soiutto in Iode de VAsino], ensuite dans une harangue

De telle sorte que rhomme juste et sainte Thomine de Dira, possède tous les attributs qui distinguent l'âne, la siiDjdicité, llmpassibilité, rimpéritic , et s'eflTorce de res- . sembler de plus en plus, non à Dieu^mais à l'âne ; comme ûle fond de la religion était la stupidité; comme si la piété, au lieu d'être studieuse, solide, grande, éclairée, profonde, devait être ignorante, indolente, mesquine, firi?ole, superficielle, et ne méritait le titre de docte et de sainte que dans cette dernière condition. C'est là que conduisent, à entendre Bruno, les fausses explications' des paroles de saint Paul, de Denis l'Aréopagite, de saint Augustin, et de cette maxime d'humilité : amnis qui se bwniliatj exaltabitur! Le christianisme ne veut pourtant pas cette abnégation scientifique; il ne veut pas que l'ignorance soit la parfaite science du chrétien. Le j^ilosophe de Tarse lui-même, celui qui prêcha si éloquemment la « folie de la croix, » demande que nous soyons enfents, non pas à l'égard de l'intelligence, mais à l'égard du cœur : « Quant à l'intelligence, dit-il, soyez des hommes faits ! » La foi religieuse, en effet, n'amènerait alors d'autres conclusions que celles du scepticisme le plus extravagant; l'ignorance et i'ânerie seraient, des deux côtés, proclamées les voies de I9 vérité et de la félicité, la seule vie digne du croyant et du sage. On ne sait rien avec certitude, on ne peut rien savoir, affirme le Pyrrhonien, ûnon cette chose unique : ^ Je suis, et ne suis qu'un âne. »'

«dressée an lecteor studieux et pieux (DteUmatienê al auâioio, divaio 9 jpfo Uaton).

* P. 871-75, n TartwuÊ,

' L^erreur commune du pyrrhonisne et de la NouYelle-Académie consiste,

En hce de ces îgnoranees prétendues et kBposNUes, Bruno place l'ignorance réelle et anûntieuse des docteurs de l'Ecole, la prétendue infeillibifité des péripatéticiens. Ceux-ci se jugent aussi instruits , aussi dairvoyants que les autres se disent ignares et absurdes. Ils s'estiment en possession de l'omniscdence, nuâs ils s<ml, peut-être, plus ignorants que ceux qui oonsidèreM l'ignorance comme le seul état convenable à la {ôété ^ à la sagesse. Ik se croient profonds, parce qu'ils sont lourds et diffus ; et ils ne se distinguent en réalité que par leur grave futilité, par «leur pédantesque légèreté. » ils sont appelés les oracles du genre humain; mais quand on les rencontre et qu'on les écoute, ils ne font voir que des ânes. C'est qu'au lieu de réfléchir, ils ne font que croire et supposer. Leiur fd en Âristole est aveugle. Enrôlés sous sa bannière, ils parlent conune s'ils ne parlaient pas ; ils décident imperturb^lemeot de ce qu'ils ne comprennent pas ; ils jurent sur les paroles d'un maître qui ne s'est pas entendu lui-mtoie : en un mot, ils tâtonnent et ânonnent.

M vsDt Bnmo, à imputer à la natafe des cbofies et 4é fetprit ce iiii*il fuit at^ tribuer aux errears des dogmatique». Par teut ce qufl dit du tceptidsme aideD, Bruno fait voir quMI avait lu atteotivement Sê^duê Emfirieui, doof Henri Estienne venait de doter la philosophie. -* Comparez, par ex. , p. Wi avec Bypotypoies pyrrhoniennes, 1. lU, di. S6 et suiv. (p. ISO, sqq. éd. Beàker],onaveciidv0rtiufiiarA«mafieof, B, 790. (p. 5W, sqq. éd. Befc.). On est, d'un autre o6té, presque persuadé qu'un disdple moderne de Sextus, U Bloihe-4e-Vayer, auteur du dialogue : Des rarei et 4ndnmt9t qwiiités dm âfietda M (éin^, avait misa proût la Coyote. De même que Bruno, etplo& sérieusement, le pyrrhonien français est d'avis « que toute notre vie n'est à bien prendre qu'une feble, notre connaissance qu'une ftneiie, nos oertitedes r que dea contes, bref, tout ce monde qu'une farce et perpétuelle comédie. > Aussi ne dédaigne-t-ii jamais ce qu'il nomme « la mythologie de l'&ne. » (>Ue mythologie, Bruno la bit commencer avec l'arche de Noé « iifo osmo, fw otf ewumvandam tpeeiem fuit, in arca Noe reiervatms, » (De Vmbr^ idear. p. Mi, éd. Gfr.)

TR4VADX.. Ht

Pour rendre la secte dominante plus ridicule, Bruno met en scène un personnage nommé Onorio.' Celuid, grâce à la transmigration des âmes> se trouve avoir passé par des états très-divers, et en avoir conservé un souvenir fidèle. Il raconte qu'il fîit primitivement âi»; qu'il servit d^abord, comme bète de somme, chez on jardinier de Thèbes, puis chez un charbonnier ; que plus tard, en vertu de la marche ascendante des êtres, il devint cheval semblable à Pégase, au service d'ÂpoUon et de ceux qui régnent au Parnasse;^ qu'ensuite, redescendant dans les régions inférieures, il fut fidt hofnme, et que, du temps de Philippe de Macédoine, il passa, à l'aide de Nicomaque, dans le corps d'Âristote. Sous le nom d'Âristote, il fut assez bien instruit dans les hnmsuiités; mais il se flatta de savoir la philosophie naturelle aussi bien que la rhétorique, la logique et la politique; il s'avisa de s'ériger en réformateur de cette sdence, entreprise d'autant plus facile que Socrate était mort, Platon proscrit, les autres penseurs dispersés, et qu'il était demeuré seul, comme un borgne parmi les aveugles. 11 se mit à rapporter, à tort et à travers, les opinicms des anciens; il leur prêta des pensées et un langage dignes des petits enfants et des vieilles; enseignant sous le portique du lycée d'Athènes, il s'intitula prince des péripatéticiens; il délira, plus que le délire même, sur la nature des principes et la substance des choses, sur le mouvement, sur l'univers; enfin, c'est lui qui fit reculer la science naturelle et

1 OnoriOf mol moitié grec» moitié italien («voc et rio), signifie méchant &ne. * Là il bot, comme dit Rabelais (prologue de Pantagruel) ^ «à Teschole d' Apollon, au fons Cabelin, à plein godet entre les joyeulses Muses, v

divine, autant que les Chaldéens et les Pythagoriciens l'avaient avancée et enrichie. Et cependant il se renomtra un Arabe, pour le sumonuner le génie même de la nature...!'

Mais ràne, reprend Bruno, ne domine pas seuleromt dans rEcole.U s'est installé partout, dans les cours et les tribunaux, dans les églises et les temples, aussi bien que dans les universités et les académies ; il s'est emparé de toutes les carrières et de tontes les issues de l'esprit humain.' Combien de personnes n'en sont repoussées, que pour n'avoir pas les dons admirables et les utiles perfections de l'âne! On pourrait dire qu'il y a plus d'ânes dans la société des hommes, qu'il n'y a d'hommes dans la société des ânes; et que la plupart des hommes sont membres de l'université, citoyens de l'Etat des ânes! Oui, l'âne ressemble à cette âme du monde, qui inspire et soutient l'univers, partout important et partout vénéré. C'est la « béte triomphante j>* en diair et en os. C'est ce qui explique pourquoi l'âne spirituel ^ moral est, en tout pays, autant estimé que l'âne physique et matériel est apprécié che^ qudques nations.^ Voilà pourquoi « l'âne idéal et cabalistique, » cet animal de tous le plus noble, ce symbole, ce type de la per-

* o n daiméwio de ia luuwra. i»

« Un &ne (p. S91, sqq) désire entrer Hnème dans nne école pythagoricienne, au mépris d'une condiUon qu'un &ne a bien de la peine à remplir, c'est-à-dire d'un silenoe de deux ans. Mercure a pitié du candidat ; il arrive en personne pour lui conférer le don de l'éloquence, et pour le dianger en un habile dogmatistc: de là le surnom de eittmieo donné à Vasino,

• Cf. Spaecio, p. i56.

^ Dans l'ouvrage inconnu, quoique souvent cité sous le titre d'Ârekê de Bcé, Bruno avait dit déjà (1, 149) , « que Tàne tenait dans Pardie la première pbœ, étant assis sur la poupe du bàiimont. » Aussi celte ^rrM devait-elle probablement figurer toute la société humaine.

fection inteBectnette, mériterait d'être placé au del » près de la Vérité, et de devenir une constellation.

La Cabale est donc, par ces différentes allégories aotant que par sa tendance, une suite du Spacdo. '

D. Cena délie Ceneri.^

Dans ce Banquet des Cendres^ Bruno combat, non rignorance, mais Terreur, et une erreur particuUèrCt fcmdamentale en philosophie naturelle, ce préjugé que la terre est immobile, et que l'univers n'est pas infini. V n vaudrait mieux, dit-il, ne pas savoir, que croire savoir ce qu'on ignore réellement. »^

Cet écrit, dédié au baron de Mauvissière, sous les auspices duquel cette « philosophie retrouvée et res«

> La Càbdie contient des digressions oléines dlntérèt et de finesse, par ei. sur lea diflérences qui existent entre liastinct et Fintelligence ; sur les rapports qui unissent « les trois oljets de la science : la cause des choses, leur nature, et la connaissance que nous en avons. »

^ mia Cena de le Ceneri, deieritta in einque diaXoghiper quaZIro inter^ loeutoH eon tre eontideraxiani eirea doi tuggetti (88 pages in^<^, éd. Wagner, p. lf»400).

* Ce titre est une imitation du Banqmt des Sept Sages par Pluurque, plotôi que du Bançuet (Symposlon) , où Platon établit une discussion sur Tanoor et la beauté. Ce Utre, ainsi que le contenu de TouTrage, rappelle le liTre dHin philosophe hollandais, dont la vie présente plusieurs analogies avec celle de Bruno, le cartésien Balth, Bekker, un des ennemis les plus infttigables des préjugés et des superstitions, auteur fort connu du Honde enehanié {De Betoâoerd^ Wereld^^ oii, antérieurement k Yan-Dalen, «les autels du Démon sont renversés. » Bekker est aussi Tauteur de deux écrits intitulés, rnn. Pain eovpé {Gesneden Brod) , Tautre, Mets de Carême ( Vaste-Spyzê), Quant an Banquet des Cendres, il porte ce titre, « non, dit Bruno, parce qu*on y mangeait des cendres, » mais parce qu*il eut lieu le mercredi des Cendres, premier Jour de Carême, m É un convito , fatto dopo il ,tranumtar del sole, nel primo giorno de la quaraniafta, dette da nostri preti m es ciirKRirv, e talvoUa fiionRO del mémento » (p. 117). » Cet ouvrage se compose de cinq diaiognes, répartis entre quatre personnes ( tétralogùe }. Le principal interloentenr se nomme Théophile ; et Théophile représente Bruno, comme, dans les iVotio. Essais sur Ventendement hmnain, ce nom représente Leibnitz.

* I, p. 1S5. 0pp. it.

lii JORDANO BRUNO.

taurée, » ce « nouveau pythagorisme, » deTait se propager en Angleterre, est encore un des livres les plus intéressants de Bruno et du XVP siècle. U déroule devant nous, mieux qu'aucun autre ouvrage du temps, la grande lutte qui s'éleva entre Copernic et ses adversaires , entre les opinions du moyen-âge et la cosmologie moderne; et en même temps il retrace, avec une verve pittoresque, la situation intellectuelle, et même sociale, de la Grande-Bretagne sous le règne d'Elisabeth. L'éioge de l'astronome de Thom , * et la poétique démonstration de ses théories, alors génàralement méprisées, sont entremêlés du récit piquant, divertissant des aventures de Bruno à Londres et à Oxford. Des morceaux didactiques pleins d'élévation sont interrompus par les disputes injurieuses,* que les scohstiques avaient entre eux ; ou par le rire de leur antagoniste, et par les exclamations que son enthousiasme lui dicte, sur l'avenir réservé au système de Copernic. « U y a peutêtre li, dit Bruno lui-même dans un ouvrage postérieur,' une trop grande variété de tons, un bizarre amalgame de couleurs et d'effets ; mais qu'on fesse attention au titre I Ce livre ressemble à notre repas, où l'on

» 1, p. 186, sqq.

* L^aateor n'y dédaigne pas non plus d*aocabler ses adfersaires des plus insultantes paroles. « Ces animaux n*ont pas le cuir si tendre, ditril ii Maniwstère, p. 181, qu'il ne faille pas frapper rudemenL » U se moqne à Tavance (Sonnet al mal contento) de la «dent canine» de ses critiques, et leur prédit qu*Us « moissonneront du repentir. »

^ D$la causa^ I, p. 817. « Propanii ffravi $ feriofi, maraii s naluraii,— .. ignobili e no6t7t, filosofki ê eomici, » ou, comme il s'eiprime dans la Mhigmialê êpistoUit I, p. 117, 180, « des réOexions topographiques ci géographiques, ra-

tionelles et morales, métaphysiques, matbémat^ues et physiques; i» c un

dialogue historique et réel, qui contient pèle -mêle droonslances, moo¥enienu, passages, rencontres, gestes, passions, discours, thèses, répKques, paroles à propos et hors de propos. »

aenrah tontes sortes de mets et de boissons... On ne dok songer qn'à la doctrine qu'on y Toît briller I »^

Celle doctrine se réduit* aux proportions suivantes: Il ânt distinguer , dans les phénomènes célestes , les a^ipsrenees et la réalité; il fiiut considérer l-univers. comiBe infini, et s'abstenir d'en chercher soit le centre, soit la drconférence. Il faut admettre que notre l^obe est de même matière, ^ de même forme, que les antres a^res; que tout ce qui est créé se meut et vit, et GOBStitne un être vivant, un animal; qu'enfin ces ani* maox immenses mardient d'après des desseins tellement remplis de sagesse et de raison, qu'ils forment en quelque sotie des êtres intelligents, animoK intellettuaK.^

Cette même doctrine, Bruno la soutient^ d'un cAté, contre les « feux philosophes, » c'est-à-dire les péripatétidens qui nient le mouvement de la terre, et la placent an centre du monde; de l'autre, contre les « feux théolodens, » qui ne s'aperçoivent pas qu'une théorie, où rimmensité de l'nnivers est mathématiquement et phyriqoement étaUie, s'accorde seule avec une religion, dont là divinité est infinie dans toutes ses œuvres comme en elle-même, infinie en espace et en durée.^ La nteijesté de Dieu est sans bornes; le nombre de ses

• « (fuel tefrd di dottrina ehê uce dal Uhro <to la Cena de le Cineri, »

s Les digressions ne sont pas moins fréquentes ici qu*aiUeurs; quelquefois etttt sont dignes d^éloge,' surtout celles qui roulent sur les mœurs anglaises. Noos tYons remarqué aussi celles qui concernent la division binaire des choses ip. iSS. sqq.), la persévérance (p. lia. sq ), les continuel^changements qui se passent dans la nature, au-dessus et au-dessous de la surface du globe Ip. 1»0. sqq).

• PcNir Gampanella aussi le monde est un «grand et parfi»it animal, un gnmdê ammaU perfêtto. » Par ex. Poésie , p. 9 (cfr. CHARmoN, de la Sa- Iftsas, I, p. 78, gi, 97). Il reste à savoir si cet animal se meut de lui-même.

ambassadeurs, c'est-à-dire' des astres et des mondes, doit donc être illimité. L'objection, que ce système nouveau semble contraire à l'Ecriture-^ainte , est dénuée de fondement, parce que l'Ecriture^ loin de vouloir révéler la réalité des phénomènes physiques , s'accommode à la manière ordinaire d'envisager les apparences. C'est qu'elle est une révélation morale, et non point physique; c'est qu'elle raconte l'histoire des dioses sacrées, promulgue des lois pour les consciaices et les mœurs des hommes, et ne fait pas un cours de philosophie naturelle, ou un corps de doctrines cosmologiques.*

Cette objection n'est donc pas plus solide que celle des défenseurs de l'antiquité profane. « La théorie copemicienne, disent ceux-ci, est toute récente, elle est par conséquent erronée. » Mais si toute nouveauté est erreur, la doctrine d'Âristote a été fausse dans les premiers temps de son règne. Si, en outre, l'ancienneté est preuve de vérité, la croyance au mouvement de la terre est plus plausible que l'opinion péripatéticienne; Pythagore, qui la soutint d'abord, ayant vécu avant Aristote. Le genre humain, arrivé au XYl^ siècle, est plus avancé en âge, qu'à l'époque d'Âristote; ce qu'il conçoit au XVI* siècle forme donc une croyance plus mûre, plus sensée que les idées éclose& trois cents

* p. 177-186. -^ « La révélation biblique n'est pas une révélation de plij^ que, » telle est la réponse constante de Bruno. « Distinguez donc avec soin, dit-il encore, entre Thistoire ou la législation, et la philosophie ou la sdenee naturelle (p. 17S, etc.). Moïse et Job sont pour moi. L'Ecriture se règle sur le sens vulgaire et commun, et adopte la manière ordinaire de comprendre ec de s'exprimer. Dans tous les cas qui ne lui importent pas, elle se prMe h IV snge, et ne se conforme pas à l'absolue vérité » (p. 173 etjNiMi'in).

TRAVAUX. in

ans avant Tère chrétienne. EnGn, si l'usage et Tutilité témoignent de la perfection d'une pensée, il faut encore convenir que l'hypothèse de Copernic est plus vraisemblable, sinon plus vraie; et qu'elle est plus juste, puisqu'elle est plus simple, ])lus facile à appliquer, et d'une plus vaste extension.* Deux obstacles s'opposent à l'adoption de ce système : l'habitude, et la prépondérance des sens sur la raison. Quelle foi mérite cependant l'habitude, puisqu'elle nous empêche de distinguer le poison d'une nourriture saine et naturelle? Ecouter les sens de préférence à la raison, c'est donner les mains à ceux qui, emprisonnés dans l'antre platonique , jugent la substance des choses corruptible et périssable , l'âme mortelle , la divine justice impuissante et nulle ; c'est s'associer aux amis du matérialisme, c'est-à-dire de la véritable impiété.*

^ Vous serez étonné, dit Bruno à Mauvissière, de la brièveté avec laquelle j'expédie des questions si importantes, si difficiles.' n Aussi promet-il d'en reprendre l'examen détaillé, dans d'autres écrits. Le Banquet ne devait que les poser, et rappeler les circonstances au milieu desquelles Bruno en souleva la discussion, parmi les savants et les courtisans d'Angleterre.

E. Gli eroid furori. * Ainsi que le Spaccio^ cet écrit a la morale pour objet.

< Brono repousse avec une sorte dUadignation le reproche , que cette optnHm tant calomniée n*est qu*un emprunt fait aux contes de Lucien (I. p. 165).

' Est impie, aux yeux du Noiain, quiconque ne reconnaît Tesprit, ni dans rhomme, ni hors de Tbomme (I. p. 175).

* « Corne eon tanta lMreiHtà,..s'e9pediieano n gran coie » (p. 180).

^ 141 pages iii-8» (p. 896-437, édit. Wagner, t. H).

Comme, dans la philosophie naturelle, on doit (déférer la ndson aux sens, on doit aussi, dans la philosof^e morale, suivre la rsdson plut6t que les sens, ramoor du divin plutôt que les penchants qui entraînent, par le coq^,vers la matière.^ L'infini est Tunique terme de la science humaine, puisqu'il est la cause et la fin de toutes choses. En physique, on tend à concevoir Tinfinité de l'univers; en raétaj^ysique, l'infinité de.rkrtelligence suprême; en morale, l'infinilé de la bonté, de la beauté de l'Etre absolu, en même temps que l'infinité des progrès dont l'àme de l'homme est capable.* S'umr à l'infini par le cœur et la volonté, s'élever. par isft^Jbtcultes admirables à la souveraine perfiçction, ^participer de la luiQière et de la vie éternelle ; c'est en quoi consiste le désir d'un esprit, qui commence à se connaître lui-même. Sans cesse balamcésicî-bas fptrç la.maliôre et i'intelfigence, nous cédons, nou9 r^sislons taursàtour à l'ime ou à l'autire de ces forces : « nous ^sfiroos à la vérité céleste^ ou nous croupissons connue dans une prison, dans une tombe. » ' Cdui qui se laisse transporter par l'amour des choses d'en haut,^qui s'alR-enve aux sources de l'étemelle beauté, qui s'eafianmie et

1 Par ex. p. ili» aq. :

c Scioœo è coloi, che mI p«r qaattto appare » Al Henso, et oltre a la ragion non orede, > etc.

« CfftiMio InfMto Vog^êitQ cfe la iMfU». » ^ Comparez p. SSO, SSi, 341,

* « L'UnIveno. L'Enté aaoluto. — Aiofio • MIo daperêi; teafontt U » per f^; — non cosa minirttta;^ehê non ha marfine € cfrcomcfiilwM o^ euna. » — Cfr. Sénëque, Epdt. • et 58.

*' P. 95<HI5S. « Noua devenons on bèies ou dSeui^, o tofli, o ékrini, * Bitte ou anffêt, disent les mystiques chrétiens.

* « CoM tvperiùri^ intêWgibiii^ » opposées «nx « tom In/MOrf^ • à « is, maftfrto, » p. 850.

combat ^ pour Tidéal de' toate vertu et de toute coq- Daissance, qui montre pour ce culte un enthousiasme pcNTlé jusipi'à la foreur, celui-là est un hâx)s.*

Les Transports du héros sont donc un ouvrage de réeole {dsutonicienne,' une allégorie m(M*ale, plus poétkpie que scientifique, et mystique plutôt que pratique, Antant un livre de cette nature semble étranger aux conceptions modernes, autant il était conforme aux hatHtudes d'esprit du XYI* siècle. Les innombrables imitateurs de Pétrarque, avai^it mis à la mode ce genre de philosophie lyrique, dans les deux pays qui étaient ea possession de fournir des modjèles d'imagination et d'élocutioii à l'Europe entière.^ 11 serait impossible d'àuHuérer les écrivains qui chantaient, en Italie et en E^gne, les luttes de la raison avec la passion; celles du devoir avec les inclinations du cœur, avec les entrainemeats sensibles; celles enfin de l'amour intellectuel ou platonique, avec l'amoui* vulgaire et chsunel. On a bit la remarque qu'en Italie la passion triomphait ordinairement de la raison ; qu'en Espagne, au contraire, la

< « IMasimato eiiUttiminaio /ViKofo, » p. S8i.

* Le mol KénUifue joue dans cet ouvrage le rôle, que les mots, êpùrituel et piff*, Jonenl diez les mystiifues chrétiens. Le terme de furmr remplace Texprewion d^amour, halntnelle aux mystiques chrétiens.

> Voy. par ex. Plator, de rêpubl.. IV, p. 486-441.

* On pariait beaucoup, à Tépisque de la Eenaissanœ, de la « fureur poétique, » de « Tcestie prophétique » des poètes. Patrixzi, par ex., publia un discours dMa divenUà dé* fitrori poeHei, Bruno voulait décrire » en poète et * eo philosophe à la fois, les fhreurs du sage, épris de la vérité divine, l'œstre cootemplatif du penseur (Voy. p. 339 et la P. I, ^ial. 3, tout le commencement). ShêdioBO, fuKTiOêo, intpéraio di àMni fv/nri (p. 4i5) sont synonymes de fUoiofb. U arrive néanmoins k ce même auteur de recommander au philosophe cette hante impassibilité , chère à la fois aux stoïciens et aux pyr* rhooiens, et dont La llothe4e-Vayer dit : « En philosophie, cette ébriété et fureur dmvent être nommées sobriété et tempérance» {Cinq dialog,^ p. 190, 3«diaL).

i90 JORDANO BRUNO.

passion succombait sous les efforts de la raison. Bruno non-^seulement se déclare enr61é sous le drapeau de Pétrarque; mais il prétend réformer l'année dont il fiiit partie, en lui proposant un objet plus beau que la beauté de Vaucluse, une passion plus noble que la mélancolie amoureuse, inspirée par une mortelle.^ Il est juste, sans doute, d'admirer les œuvres, ou délicates ou grandioses, de Dieu ; il est doux de contempler les grâces nàives et la pudeur charmante d'une femme; il est naturel de les louer avec attendrissement : mais consacrer sa vie, son intelligence entière, à les chanter langoureusement, ou bien à les dépeindre avec une exaltation emphatique; c'est là pour un homme un spectacle digne à la fois de pitié et de rire ^ c'est là une véritable « tragi-comédie. » * — < Qu'on rende à César ce qui est à César, à Dieu ce qui est à Dieu ! » ' César, ici; c'est la beauté périssable et imparfaite; Dieu, c'est la beauté éternelle et accomplie. 11 est permis d'estimer et d'aimer ce qui est secondaire, savoir le corps, forme et

> Le principal Interiocuteur de ces dialogues, où les vers alternent avec la prose, c*est Tansillo, c*est-à-dire un des plus heureux imitatenrs de Pébarque. La personne à qui ils sont dédiés, c^est'Ph. Sidney, c*est-à-dire un des lioètes anglais, qui contribuèrent le plus à introduire dans leur oatk», av«c un succès égal à celui de. Cowley, la manière du chantre toscan, « deltoaoo poeta, dit Bruno, p. 303^ ehê si moêtrà tatUo tpasimare a lé rive di Sor^aper una di VakUua. » ^ Quant à Bruno , il ne veut point « itvdio§ammi9 nodrir guetta nûlancolia. » ^ Ck>mp. Pétrarque, Canz, VIII. s Voy. répttre dédicatoire « ai molto illuetre tignor Filippo Sidneo. ■» ^ « Quel ch*è di Ceeare fia doruito a Ceeare, e quel dk'i di dio Ha rmdnÊf» a dio » (p. 301).— Néanmoins, Bruno supplie les dames anglaises d*agréer ses cicuses et ses hommages. « Elles ne doivent pas être confondues avec les femmes du continent. » Cest qu^ellesont à leur tète « FAmphitrite, la Uaiie » du XVI* siècle, « Pincomparable Elizabeth. » Voy. Ifcuiaxton del Adianoolf fiii virtwm e leggiadre dams, poème qui commence ainsi : « De ringhilterra o vaghe ntnfe e belle, » Non vi La nostro spirto in i«chifo e sdegno, » etc.

TèCement de Tâme; mais c'est le vœu manifeste du Créateur, que Fhomrne adore seulement la source infinie de l'infinie perfection. La divinité seule doit être la dame du véritable héros. ^

Lorsqu'on lit avec soin les Eroici furori, on s'aperçoit que l'auteur espérait provoquer en Italie une révolution, quant aux idées sur l'amour. Là , à dater des beaux jours de la Grande-Grèce,^ l'amour avait occupé un rsyng si éminent, qu'il y était en quelque sorte l'àme du monde moral,' selon l'expression du Tasse. L'influence de Pydiagore et de Platon, celle d'Ovide et d'Horace, plus tard celle des troubadours, de Dante et de Pétrarque, l'avaient diversement modifié; mais toutes avaient profondément enraciné cette puissance,^ à tel point qu'elle paraissait surhumaine et irrésistible. Tout en reconnaissant cette puissance de l'amour, Bruno ne croyait pas impossible de la tourner sérieusement d'un c6té, vers lequel les poètes vulgaires ne la dirigeaient pas. Qu'elle domine, dit-il, puisque la nature l'ordonne ainsi ; mais qu'elle domine asservie à l'Auteur de la nature , et qu'elle nous enchaîne à l'Etre des êtres : c'est là ce que la raison commande. Oui , toute créature soupire ; mais l'être intelligent ne doit soupirer

1 « n ftmtê deile idée, oceano d*ogni verità e bantade » (p. 3i3, 39i, 396), a ridêa délie idée. »9 La ecienxa i uno eequiHtiuitno cammino a far Vanimo miumo eroieo » (p. SM).

s Qu*on se souTienoe seulement d*Einpédocle , et de la place que TAmoar tient dans son système.

* < Amore aima è del Mondo, amore è Mente

» Cbe Tolge in Ciel par cargo obliquo il Sole, > etc. Sonnet da Tasse, peut^tre inspiré par lé vers de Virgile : « Mena agiut molem, » etc.

* Voy. M. PniLAB. Cuasles, Tableau de la lilt. franc, au XYh eièele , p. 64.

tSi JORDANO BRUNO.

que pour la vérité invisible et immuable, pour la justice et b perfection divine.* « Comme le cerf brame après les eaux courantes, s'écrie le Psalmiste, m<m âme soupire après toi, ô Dieu ! ^* Ainsi le philosophe soupire après la seieoce et la sagesse, qui sont «i IMeu! Ce que Béatrix Alt pour Dante» Sophie doit l'être pour )e pens<Mir. Le penseur sait que son inteUig^ice est finie, mais il sent qu'il possède une force infinie, par laquelle il lui est donné de poursuivre l'objet de son amour, c'est-à* dire l'infini. L'expérience lui apprend, chaqnejour^qu'il eist une infinité de degrés, pour s'élever jusqu'à l'infini.' U y a des progrès et des chutes; donc, des joies et des souflfiraoces. Ces souflOrances sont souvent si vives, que le sage dé9âre mourir, espàrant, comme saint Paul, être af^ franchi des entraves qui l'éloignent du iÂeu et du vrai. Af^is boQte au sage, s'il laisse ces souffrances dégénéra e^ langueurs stériles, et s'il s'épuise ea impuissantes et inertes asiurationsl... L'impulsion <fue Bruno voudrait donner à l'amour, le caractère qu'il dierdie à lui imprimer, n'est ni la rêverie du po^, ni la coBteraplation ascétique de l'anachorète/ L'amant de la divinité, le vélîtable spéculatif, doit être un explorateur;' et ses élans doivent attester autant d'énergie que de profondeur.

I II rappelle rallégorie de Dicé, imagliiée par Parménîde (S^œi. Smpine,, adv, Mathem, VU, S).

* Paalm. xlii, 1.

» nrinfinito^per mère infinito, eiain^tttmntepeneguiiato » (p. 91%. « Gradi de la eontemplazion» de Vamore.... ProgreêMi e regreeei,., Seala degliaffetti de la natwra » (p. 351, sq.). La fureur du hiroe parooart eUe-méne quatre degrés : le désir, raltenlioo, le zèle et le dévouement (p. «63).

* Plusieurs passages sont dirigés, dans les Eraid fyruri aussi, contre h ne monacale, contre « les si)éculatîoDS oiseuses et oisives de' pœo penaeroei mùfiaeMi>(p. 329).

i « Cimtemplatwr inquiMor. »

Le héros de k pensée est un chasseur/ un soldat de la Ymté et de la justice. Par ses afiections il est esclaye, iilaîs ses af!ecU<Mis mêmes lui donnent la vraie liberté.* Sa dépendance lui {Nrocore des forces jusque-là inconmies; U bat en ^roie à des flammes dévorantes; mais ce sont les flammes de la tertu, qui rendent invulnérable asx feux vnlgûres.' Le philosophe lié par ce sublime dévoûment aux idées étemelles, est un héros, parce qn'il a le courage de se séparer de la foule et de la hrsver, sHi fond d'une solitude où il s'unit à Dieu, par les élans d'une ineffiMe ardrar, comme parle calme de la médilalién.^ U eM haros, parce qu'il sait brisw les murs et lés verraux, qti tiennent l'esprit captif dans le eorpB.* U esc faérob enifin, pafce qu'il ne fait aucun cas de b vie, et subit le trépas plutôt que de renoncer à ses sBânles poursuites.^

Aussi les tanzanes de firuno se distinguent-elles, par les aoeeMB fougueux d'uhe passion pleme de tumulte et^'frtmges, pair les expressions d'un enlhousiasme impéCiieax,«pliktôtque par Içs tantes d'une douce et molle

KWùfa «v leeUe «cluKse aux Idées divines, »Venazionê, Caecia, e4p«. Plat. Euihyd. p. MO, AmiSTon, MéUtphys., I. X, cb. viii, 1065, a, 91 , et BBimo, n, p. 406. aq

^mGUuominidi aroieo ^jrirUo ^ H âonnû tervire de la caiHviiàiHfiruttp

éi magfêor UbertadeiÊ p. 361.

• m yjifmaoffirito. • Cette définitkHi de la philosophie rappelle nataielle-

4eile de PioitfB.: ,« Fttosqfia è uno amoroso wo di sapleoza, il quaks

\ è ÎB Die, perocchè in lui è somma sapienza e somme amore...

•MIo .Imperadfluw del câulo, e non aoLamente sposa, ma soora e fi(^

ï9{CamUo, tr. U, 16; UI, iS. U. ib). « Afilosobre è necessario

aaM6e»(UI>iS).

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