‹ Jordano Bruno (volume 2)Chapitre 8 sur 60 · PRÉFACE. XIII · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XIII

ai étudiés, je les ai confrontés ensemble, et je suis forcé* de reconnaître que la plupart des critiques et des historiens se sont bornés à copier leurs prédécesseurs, au lieu de se livrer a des recherches sérieuses et personnelles. Je crains que ceux qui auront le courage de renouveler ce long examen^ ne soient pas mieux dédommagés de la fatigue et de l'ennui qu'il m'a causés. Les connaisseurs savent , au surplus , avec quelle légèreté le côté philosophique de la Renaissance a été jusqu'à présent décrit et apprécié. C'est pour combler quelques-unes de ces lacunes, que j'ai multiplié les notes et les citations. U fallait donner des textes rares ou non encore connus; il fallait appuyer de leur témoignage des faits qu'on aurait pu sans cela croire imaginés ou arrangés. Il fallait tantôt tracer des portraits et des tableaux, tantôt analyser des livres ou discuter des idées, et dans l'un et l'autre cas, ne fallait-il pas s'efforcer de conserver, autant que les règles de la clarté le permettent, tout ce qu'il y a de caractéristique dans l'expression primitive ?

La meilleure preuve, peut-être, de la néces-

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