‹ Jordano Bruno (volume 2)Chapitre 9 sur 60 · XIV PRÉFACE · texte numérisé non relu

XIV PRÉFACE

site des extraits textuels, c'est qu'on ne sait guère aujourd'hui ce qu'était le XVI** siècle. Plus d'une trace de cette ignorance parait dans la dernière biographie de Bruno,* publiée en Allemagne, il y a quelques mois. Cette notice , due a la plume d'un penseur aimable, a été lue dans une séance solennelle de l'Académie de Berlin^ le jour où cette illustre compagnie a coutume de fêter la Naissance de son fondateur. Les mânes de Leibnitz étaient conviés à entendre l'éloge de celui qui passe pour un des aïeux de Leibnitz. Quelque vénération qu'on professe pour le noble Steffens, on ne peut se défendre de penser que ce Discours chaleureux

< Veher dos Lehen det Jordanua Bruntu, dans : NachgeUuêenê Sehriften von U. Steffens. Mil einem Vorwortêvon Schblling, Berlin, 18i6. Combien, cependant, ce mémoire est supérieur au roman qui vient de paraître ù Hambourg, sous ce titre : Giobdano Bsuifo, von Febd. Falksoit (in-12, p. 312). Celte dernière production prouve surabondamment que Tbistoire est presque toujours plus romantique que les romans bistoriquos, surtout lorsque le romancier sait médiocrement l'histoire. La délicatesse et la pureté du goût, la grandeur et la fécondité de l'imagination sont choses rares et précieuses en tout pays ; et sous ce rapport, Touvrage de M. Falkson n*enrichira point la littérature allemande. Nous en sommes persuadé, le philosophe italien ne reconnaîtrait pas ses doctrines dans le grossier panthéisme que lui prête son panégyriste de Kœnigsberg, et que celui-ci place hardiment sous la protection de Goethe, Fauteur de ces vers :

Natur hat weder Kern, noch Schale , Ailes ist aie mit einem Maie.

« La nature n'a ni »ève ni écorce; elle e»t et fait tout à la fois. »

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