I. iS
vient relever pw sa préamce Tédat des fêtes de ce saint hy menée! Ne l'enlève point au culte des Muses, je t'en conjure ! Pendant que la vue de cette divine vierge l'éblouit, pendant que le séduisant souverain des cœurs le tient enlacé de ses chaînes; qu'il roule des desseins dignes d'un héros, et remplisse avec sagesse les devoirs d'un potentat immortel !... » Quelque vagues que soient ces compliments^ il Mait les dter , parce qu'ils ont déposé contre Bruno au tribunal de FInquisition. JLes rois de Danemark et d'Ecosse s'y trouvent loués, moins à la vérité que le duc de Brunswick; mais ils étaient également hérétiques. La fin du Xyi'' siècle ne pouvait ressembler à celle du XVQ"^. Lorsqu'on 1679, Leibnitz fit le beau poème latin que lui in^ira la mort d'un deacaidant de Henri-Jules, le duc Jean-Frédéric de Brunswick, les temps ne permettaiaat
de réclat snv le Brunswick et sur le Danemark. L'année d'auparayant, en t588» Jacques, celui que Henri IV appela depuis ffiat*fr0 Jacquei, avait recherché la sœur du Béarnais [iMtns de Henri IV, 81 déc.) ; mais Catherine de Bourbon ne se maria qu*en 1599 » âgée de il ans, avec Henri de Lorraine, duc de Bar, samomméleBon. Ged«uble mariage de Jacques et de Henri-Jules, célébré veis 1590, valut ^ Tycho-Brabé, deux visites, qui eurent, pour Tillustre habitant du ch&teau d'Uranibourg, des résuluts contraires. Au rapport de Gassendi ( Vita r. Brah.^ 1. lY, p. 133-139; 1. Yl, p. 938), Jacques passa huit jouis avec affllpparque danois,» le combla de privilèges et de présents, entre autrt^ de deux dogues anglais ; Hénti-Jules le d^uilla d'une élégante statuette de Mercure ea chrysocale, sans envoyer jamais la copie en pl&tre qu'il lui avait promise. Bendn; visite à Tycho, c'était fiiire sa cour à la mère des deux princesses nouvellement mariées. La reine Sophie, fille du duc de Mecklenbourg, allait deux fois par an à Uranibourg, et personne ne fut plus afDigé qu^elle du prompt départ auquel de nombreux ennemis forcèrent Tycho en 1597 :
« Dania, quid merui? Qui te, mea patriai lœsi? «
Quant aux rois Christian UI et Frédéric H, protecteurs éclairés et généreux de Tastronomio et de la cliimie, Bruno les avait déjà remerciés au nom de ces sciences dans VOratio val4dic(oria.