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l’intlaininaüüii de la paroi vasciilaira, niais([u’ils la l’oiil, siirva'iiir. l'.ii 1(S82, l'raiiçois (de Mous) cniil uti(M)j)iiiioii analogue. L(^i'T-oiix, dès 1827, avait appelé de nouveau ratleuLiou sur les coagulalious polypifornies qui, détachées du cœur, devieuueut la cause d’oblitérations artérielles, suivies de ^augTèue. {Thèse de Paris 1827 u"2]u.)
\ irciiow , tle I84() a 18ô6, fit voir que, au lieu d’être l’elïet de riuflaininatiou du vaisseau, le caillot, ainsi que l’avait pensé Alibei t, eu est presque toujours la cause. Il décrivit la thrombose, ainsi que les transformations et les migrations des concrétions sanguines, il piecisa ce qu est 1 embolie et l’embolus émigré. Virchow et ses élèves montrèrent comment se produisent les infavclus, les abcès infarctueu.x et le rôle des très petites concrétions, ou fragments, amenant au point d’arrêt l’inflammation septique ou purulente. On arrive ici à la théorie de la phlébite, ou tout au moins on y confine avec Billroth.
L’embolie septique nous ramène à d’autres idées, à la théorie de la septicémie. Dès 1825, Bouillaud signalait la possibilité d’une pénétration de matières âcres et irritantes dans le système veineu.x comme la cause de ces fièvres graves qui consistent dams une désorganisation du sang. Bouillaud est revenu sur ces idées, tant dans son Traité des fièvres dites essentielles que dans sa jSosograplüe médicale; il regarde l’infection purulente des blessés comme une infection septique, putride ou typhoïde. Piorry, dans sa Médecine ialrique, est aussi affirmatif, et c’est à lui que reAÛent le mot de pyohémie, entré dans le langage médical, üarcct, dans sa thèse (1842), avait admis que le pus au contact de l’air se décompo.se en deux parties, l’une globulaire, l’autre séro-sanieuse; la première, arrêtée dans les capillaires du poumon, produit les abcès métastatiques ; la seconde vicie le sang et amène les accidents putrides. En 1843, Sédillot avançait que la fonte gangréneuse des parties et que les détritus absorbés avec le pus sont la principale cause de l’injection purulente. Un an plus tard, Copland reconnai't (jue les matières purulentes sanieuses entraînées dans la circulation sanguine produisent la fièvre hectitpie aiguë, les fièvres rémittentes ou adynamiques des l)lessés, suivies de phlébites ou de dépôts purulents dans les viscères ou les articulations. M. AI[)honse Guérin, dès 1847, considêiti l’iidèclion [airulenle comnn; un enqioisonnement miasmidi([ue ; il la croit
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pininemment iiifeclieuse. FaisaiU iiilerveiiir la notion du iniasma aérien, M. A. Guérin donne le nom de ty[)hus chirurg'ical à l’inf(;ction purulente des plaies; elle se l’approche, à son avis, des maladies causées par une altération du sang- comme la fièvre typhoïde, la fièvre jaune, la peste. La nature du miasme diflere seule pour l’infection purulente et la fièvre palustre; avec la première, les émanations animales engendrent la maladie; avec la seconde, ce sont les émanations végétales putréfiées. Le poison est produit dans la plaie du malade ou dans celle d’un blessé voisin. Le frisson initial est le même, indiquant la pénétration dans l’économie de l’agent toxique.
Pour M. Alphonse Guérin, les doctrines de la résorption du pus et de la phlébite sont insuffisantes, erronées; celle de l'infection miasmatique s’applique à tous les faits. Les idées de M. A. Guérin émises dans sa thèse, en 1847, complétées en 1871, vous prouveront que la nature septique de l’infection des plaies était connue et formulée en France avant F. Schuh, Roser, Weber, etc. Voillemier avait depuis longtemps assimilé l’infection purulente à la pyohémie; V. Roser, en disant, en 1860 et puis en 1872, qu’elle est une maladie zymotique, reproduisait en d’autres termes les idées d’A. Guérin; quant à la septicémie avec l’embolie fine métastatique, elle rappelle la théorie du dédoublement émise par Darcet.
Mon savant collègue, M. Verneuil, avait, dès 1869 et aussi en 1871, admis que l’infection purulente est un empoisonnement. Mais, pour lui, la pyohémie n’est qu’une complication, ou plutôt une phase, d’une maladie générale : la septicémie. Elle résulte de la pénétration dans le sang d’une substance toxique, septique, engendrée à la surface de la plaie et qu’il désigne sous le nom de virus traumatique. Gette toxémie par matière organique, il la nomme encore : septicémie traumatique, et, comme dans les empoisonnements, elle peut être rapide, successive ou lente.
Le fluide sanieux résultant de la mortification des éléments anatomiques des plaies doit ses (jualités délétères au principe découvert i)ar Bergmann et Schmiedberg appelé : sepsine. Le virus traumati(pie se forme de bonne heure à la surface des plaies, mais, pour pioduiie ses efl'ets toxiques, il faut qu’il pénèti-e dans le sang en circulation. A faible dose, il eu résulte uue fièvre traumati(jue, ébauche de la septicémie; à forte dose arrive
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la pyémie. 11 peut y avoir auto-infection et ans.si hétéro- infection et, de plus, complications de la fièvre traumatique avec l’érysipèle, la lymphangite, la phlébite, le phleg-mon diffus.
Pour vous exposer les recherches multipliées de l’ag-ent infectieux des plaies, je ne puis suivre constamment l’ordre chronologique; il y a, dans la marche des idées, tantôt un temps d’arrêt, parfois des routes parallèles suivies à la fois, puis on arrive à des principes déjà trouvés, mais restés sans application.
Après la discussion académique de 1871, où prennent part Gosselin, Jules Guérin, Bouillaud, Chauffard et d’autres, la doctrine de la phlébite est reconnue trop étroite ; on admet le fait de l’intoxication de la plaie et l’atmosphère du blessé viciée par une matière délétère et contagieuse. Il importe de s’opposer à la pénétration de cette matière septique; d’autre part, le pus est à redouter. On s’occupe alors de procédés d’oblitération. Le bistouri produit une section nette des tissus, il est délaissé. Les caustiques chimiques sont en honneur : on pratique la cautérisation en flèches, le galvanocautère est étudié et rend de grands services. On tente les sections mousses des tissus et les arrachements. Puis arrivent les ligatures en masse, l’écraseur linéaire auquel Ghassaignac attache son nom.
Les atmosphères artificielles sont adaptées à la plaie; vous vous rappelez ce que je vous ai déjà dit de Humphry Davy et de l’Institut pneumatique de Cliftoii. Demarquay, de 1858 à 1800, étudie l’action des gaz sur la marche des plaies sous-cutaiiées et aussi de celles largement ouvertes. L’oxygène ralentit la réparation des tendons divisés, l’hydrogène exerce une action plus fâcheuse encore, l’acide carbonique favorise la guérison. Leséjoui' dans le gaz carbonique pour les ulcères gaugréueux, pour les plaies de mauvaise nature et encore pour les [)laies récentes amena des résultats remar([uables.
Les chirurgiens, qui avaient renoncé aux onguents, aux baumes, aux emplâtres, employaient les corps gras, le cérat en particuliei’, quami ils ne ponvaie?it empêcher la suppuration. Mais l’eau avait été mise à profit avant l’emploi de l’air artificiel; depuis longt(Mn|)s, soit pure, soit additionnée de (pielque substance, elle faisait la base de remèdes mystérieux.
Kern, en I80ff, a été h; continuateur de ce (pi’avaient fait Loin-
.rOSKPII-ALRXAN’Oan; I,AHOUI,IlKNi;
hai’d e(, P(MT,y en 178;). Il(;lencz fjiic Percy et Dominique-Jean Larrey étaient g-rands partisans de l’eau dans les pansements; AValtlier, en 1827, en réclamait à tort la priorité.
Les pansements à l’eau pure, 1(îs bains permanents sur les plaies ont été vantés par Liston, qui, jusqu’à la fin de ses jours, |)roteslait contre les onguents, les ])lumasseaux et les compresses, contre les éponges d’une propreté douteuse, « [)ratiques sales... révoltant le sens commun )>. L’eau était employée, imbil)ant des morceaux de Uni, sorte de tissu de lin ou de chanvre appliqué sur la plaie par sa face tomenteuse, le tout enveloppé par un tissu imperméable, taffetas g'ommé, papier verni, gutta-pereba en feuilles. Le pansement à l’eau simple, rationnel, économique, ne s’est pas acclimaté en France; il ne saurait neutraliser l’action du principe toxique, il ne met pas les plaies à l’abri de son contact.
Comme l’eau, les liquides alcooliques ont été depuis longtemps employés pour le pansement des plaies; les vulnéraires et l’eau d’arquebusade doivent une partie de leurs propriétés à l’alcool, de même les baumes liquides jusqu’à la teinture d’arnica et l’eaude-vie camphrée. De nos jours, Batailhé et Guillet, Nélaton, Chédevergne avaient conseillé et employé de nouveau l’esprit de vin. Ces pansements par occlusion ont fait abandonner l’alcool pur ou étendu, et pareillement la glycérine découverte par Scheele, et qui, à notre hôpital Saint-Louis, était entrée dans les pansements contre les [)laies de mauvaise nature, diphtéroïdes ou phagédéniques.
L occlusion de la [)laie avait pour but de la soustraire au contact de l’air; les sutures, ainsi que les serres-fines, le diachvlon, le taffetas d’Angleterre, le collodion, les pansements dits crustacés, les pansements rares, ont rempli tour à tour cette indication.
Le pansement rare n’est pas de récente origine. Dès 1010, César Magatus faisait remarquer la tendance naturelle des plaies à la guérison et disait : « Ce qu’il faut éviter avec grand soin, c’est h' contact de l’air, parce ([u’il irrite la plaie; ce sont les mouvemenls, parce qu’ils dérangent le travail d'agglutination... » Domini([ue-Jean Larrey recommandait aussi de laisser en place les a|)pareils de fracture et de ne toucher au.x pansements, a[)rès les anq)utations, ([u’aii bout de sept, huit ou neuf jours. Le prin-
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cip*' (‘lait oxc(‘II(Mit ; mais la charpie, les compresses (‘t les haïuhîs laissent facilement passer l'air et la plaie s’altèi-e à son contact. Les cuirasses de bandelettes imbrirpu^es de diachvlon, le mucilage de gomme et la baudruche, les occlusions pneumatiques, aujourd’hui abandonnées, ont été suivies du pansement ouaté, qui a constitué un grand, un véritable progrès.
Le coton employé pour les brûlures avait été à plusieurs reprises signalé pour les pansements. .L-V. Châtelain, médecin militaire, le vantait, en 183(), comme pouvant maintenir une donce chaleur sur les plaies, empêchant le contact de l’air et diminuant la suppuration. Nélaton avait fait entrer le coton dans les appareils inamovibles-; mais c’est M. Alphonse Guérin qui a eu le mérite de vouloir, avec le coton cardé, mettre les plaies d’amputation à l’abri de l’intoxication miasmatique. Il a appliqué son pansement ouaté après avoir arrêté complètement l’écoulement du sang et la^é la plaie avec un mélange d’eau et d’alcool camphré. La profondeur de la plaie, les anfractuosités sont garnies d’ouate neuve, jusqu’à ce que le fond soit de niveau avec les bords. Puis, par-dessus, M. A. Guérin applique des couches de coton de plus en plus épaisses ; de nouvelles bandes sont enroulées circulairement jusqu’à tripler le volume du moignon ; l’appareil ne doit être levé qu’au bout de vingt ou de vingt-cinq jours. Le pansement n’est pas absolument par occlusion, mais il fdire l’air sans l’empêcher d’arriver; les résultats obtenus ont été, en 1871, le salut de la moitié, au moins, des opérés, et on a dit avec raison que jamais on n’avait vu à Paris autant d’amputés vivants flans un même hôpital. En résnmé, avec le pansement ouaté de M. Alphonse Guérin, on a la filtration de l’air, la compression très exacte de la plaie et du moignon, compression élastique et ischémifpie, et, de plus, immobilisation parfaite avec absence de douleur, enfin rareté du pansement.
Arrivons aux désinfectants. Velpeau, en juillet '18.o9, signalait à l’Académie des sciences une [xnidre, (‘inployée avec succès dans son service par Corne, médecin-vétérinaiT'e, et Demeaux, ancien interne fies hôpitaux. Cette [)OUflr(;, composée fie cent parties fie, plâtre pulvérisé mélangé à une ou trois parties fie coaltar prov( nant de la flistillation de la houille, enlevait l’ofleur des plaies. Les nlcèi'fîs cancéreux, les pièces d’a[»pai'eil imbibées de pus, les liipiifles infects, les parties sj)hacélées perdaient au contact h'tir
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fétiflité. Bouley expérimenta la poudre Corm; etDemeaux; il (ml à l’Ecole d’Alfort les résultats obtenus à la Charité de Paris. Les chimistes montrèrent bient(H rpie le coaltar n’était pas le seul corps pouvant faire disparaître la puanteur des matières animales putréfiées ; la poudre de charbon, les chlorures alcalins, les produits de la distillation du bois, les sels de plomb, etc., avaient la même propriété. On reconnut plus tard (pie la poudre de Corne et üemeaux ne fait disparaître l’odenr du pus qu’à la condition de l’absorber, ce qu’elle ne fait qu’en faibh; quantité. Lt; liquide séjournant sous la croûte formée conserve sa puanteur; les applications devaient être très souvent renouvelées. On proposa comme préférables l’iode (Marchai de Calvi, Boinet), le perchlorure de fer (Terreil, Delean), le chlorate de potasse (Billard de Corbigny). Puis Lebeuf, pharmacien à Bayonne, et qui avait déjà émulsionné avec la teinture de saponine les baumes de tolu et du Pérou, l’huile de ricin, le goudron, l’oléo-résinede copahu, etc., émulsionna le coaltar; il composa le coaltar saponiné qui est un bon topique des plaies de mauvais aspect. Mais la composition du coaltar, auquel l’alcool enlève les principes actifs tels que l’acide phénique, la benzine, la naphtaline, est variable; Bobœuf proposa de substituer au coaltar les phénates alcalins bien définis. Le phénate de soude prit le nom de phénol Bobœuf (1860).
Les phénates devaient conduire à l’acide phénirjne, auquel le coaltar et beaucoup de substances désinfectantes doivent leur action, et Lemaire avait expérimenté à la fois le coaltar et l’acide phénique. Il communiquait, le 14 mars 1861, à l’Institut, les résultats qu’il avait obtenus avec ce dernier; bient(')t la vogue de l’acide phénique s’établit en thérapeutique et en hygiène, tant en France qu’à l’étranger. Plusieurs l’ont regardé comme une panacée. Lister, à Edimbourg, l’a adopté d’une manière exclusive, et le pansement de Lister à l’acide phéni([ne est devenu célèbre. Il n’est que juste de dire qu’une nouvelle donnée était vennes’ajouler aux connaissances déjà acquises sur l’infection des plaies, c’était celle des microbes ou, en d’antres termes, des vibrions sepli(pies. M. Pasteur avait montré le n'de des microorganismes et l’explication étiologicjne en découlait : le pansement ouaté d’Alphonse (luérin s’opposait à leur arrivée dans la plaie ; le pansement à l’acide phénique de Lister avait, de [)lus, le j)Ouvoir de les dt’*- Iruire.
\ons venez de voir comment on avait considéré les accidents