Estime d'Autran pour de Belloy, Lac de Came, XLVI
offrent le même caractère : cette comédie des Dieux I
est très loin de Scarron et de Meilhac et Halévy. Le ■
Roi d'Arles en serait plus près '. i
Quant aux vers donnés au Correspondant, ils paru- \
rent en six fois, de 1865 à 1873, et les tons en sont
très divers : on remarqua le Journal de Campagne '
(25 janvier 1867) pour sa légèreté malicieuse. Il y a
aussi de curieux pastiches bibliques. Des Sonnets i
capricieux nous parlons ailleurs. !
A une année de distance, Autran perdit alors deux :
amis anciens, Méry et Barthélémy (1866-1867) ; Reboul i
était déjà mort depuis 1864. Le poète dédie à ses deux !
brillants concitoyens quelques lignes sobres et justes :
(( Marseille les avait créés de race latine. Il y avait en i
eux du Juvénal et du Virgile, à petite dose. La circon- .
stance fut leur muse. Ils vécurent trop de là propos, j
de l'actualité, de la personnalité, de tout ce qui n'a i
qu'un jour et qu'une heure. Quiconque s'accroche aux | choses qui passent, passe avec elles. Ils avaient pourtant plus de qualités natives que beaucoup de ceux qui resteront ^.. »
1. Ces deux dernières pièces recueillies seulement dans j l'édition définitive. ^