‹ Joseph AutranChapitre 125 sur 154 · I.a grando mer sourire, et comme les oiseaux · texte numérisé non relu

I.a grando mer sourire, et comme les oiseaux

Lesl>arquesdes pêcheurs passer de branche en branche ^

beaux de Théocritc et la nostalgie a bien iMs[)ir('' le poète ; mais on ne trouve (|ue cette unique note : la composition de la Vie rurale en ressort comme trop réfléchie, trop voulue, et l'on serait tenté de croire que le poète s'est imposé son sujet au lieu de suivre les fantaisies de l'inspiration.

Pourtant quelques tableaux joliment composés que le poète rencontra à travers la campagne sont notés d'un œil amusé : sous une treille, à midi, un enfant lit, sans enthousiasme, dans un livre posé à terre, un grand chien de chasse aux oreilles pendantes semble lire avec application par-dessus l'épaule de son jeune maître *. — Devant les blés mûrissants un paysan est assis, en respirant le parfum, pendant que sa femme file à son rouet - ; — des écoliers glissent et jouent le long d'une prairie, leurs rires sonnent dans l'air du matin et au loin leur répond le glas tintant pour le vieux maître d'école dont la mort les mit en vacances^; et cent autres tableaux de genre avec la composition savante, les feuillages touffus, les poses tranquilles des Hollandais.

On quitte ce livre comme les amis du poète devaient le quitter lui-môme sous les ombrages de Pradine, en face du Luberon, emportant le souvenir d'un séjour trop court devant des spectacles de choix, d'un agréable repos devant la nature en compagnie d'un ami fidèle doucement lyrique et ému sans trop le montrer.

CHAPIÏHE II

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