‹ Joseph AutranChapitre 137 sur 154 · A. DUMAS · texte numérisé non relu

A. DUMAS

Votre pièce passera immédiatement après.

(Timbrée de Paris, 4 mars 1847.)

Lamartine à Autran.

Monsieur,

J'ai bien regretté de ne pas vous voir à Paris, où l'on m'avait dit que vous faisiez un séjour*, mais je reçois seulement aujourd'hui de vous un billet de visite qui m'est un témoignage bien irrécusable et bien éclatant d'amitié. Jamais les Girondins ne furent plus éloquemment appréciés, — si l'amitié est une appréciation. Vous me permettrez au moins, à moi, de l'accepter pour telle et de vous en conserver une éternelle reconnaissance. J'espère aller, avant un mois, revoir les flots bleus et le ciel chaud de votre incomparable patrie. Soyez assez bon, quand vous m'y saurez arrivé, de me faire connaître votre adresse ^ pour que j'aille vite vous dire de vive voix le plaisir que vous nous avez fait, à madame de L. et à moi. Je vais incessamment reprendre mon ouvrage interrompu et achever la Révolution où elle finit selon moi, c'est-à-dire au 18 brumaire. Je causerai avec un vrai plaisir de ce beau sujet avec vous avant d'y reporter la main.

Recevez, en attendant, l'expression de ma reconnaissance et de mon ancien et constant attachement.

Page 1