‹ Joseph AutranChapitre 140 sur 154 · La Religieuse de Toulouse^ roman de Janin · texte numérisé non relu

La Religieuse de Toulouse^ roman de Janin

même où M. Eugène Sue était bombardé un de nos maîtres *, qu'il y avait de la charité à me venir en aide comme vous l'avez fait, avec tant d'empressement et de bonne grâce. A présent que, grâce à mes confrères (car les écrivains de ce temps-ci ont été excellents pour moi et m'ont tendu une main amie), je me rassure quelque peu sur les destinées de ma Religieuse, mon premier soin est de rendre ma juste action de grâce à tous ceux qui l'ont protégée, et voilà pourquoi je vous remercie, du fond du cœur.

Au reste, votre lettre m'arrivait le jour même où M. de Pontmartin écrivait dans V Opinion publique ce bel article sur votre drame et parlait de vous comme il en faut parler. Nous sommes donc réunis désormais, vous et moi, par une commune reconnaissance pour M. de Pontmartin car il a bien voulu m'accorder, à moi aussi, cette louange si chère à l'artiste parce qu'elle part d'un très noble esprit et d'un très noble cœur. Pour ma part, je serai fidèle à l'appel de M. de Pontmartin, et la Fille (V Eschyle me trouvera toujours au premier rang de ses partisans. Je n'attends qu'une occasion pour en parlersérieusement à mademoiselle Rachel. J'en parlais encore l'autre jour à M. Scribe et à M. Empis.

Je suis en train de corriger mon livre; on le mettra sous presse avant deux mois, je l'espère, et je vous prierai d'en accepter un exemplaire revu et corrigé avec tout le soin et tout le zèle dont je suis capable.

Agréez cependant l'assurance de mon entier dévouement.

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