Même ouvrage, p
3. Il meurt non en prison, comme le dit Autran, mais chez lui, 4, rue du Mariage (= de l'Evèché), âgé de quarantetrois ans.
aussi'. Madame Dallest (Baptistine Génier, fille de 1 Joseph et de Marie Barbier) avait trente-huit ans à ; la mort de son mari, laquelle lui laissait sur les bras j
la lourde charge d'un fils et de trois filles. Elle vendit '
ses bijoux pour vivre et les faire vivre. Dans sa :
gêne, madame Dallest restait gracieuse et hospitalière, «
comme c'est la vertu de ces Orientales dont elle avait s
conservé la langue et les modes. •
j Peut-être Joseph-Antoine était-il dès lors proprié- :
taire dans ce vieux quartier. Quoi qu'il en soit, il con- \
nut et épousa Elisabeth Dallest, du même âge à peu :!
près que lui (née le 19 novembre 1778). L'acte est du ''
20 juillet 1811, et les témoins sont : d'une part, ]
Alexandre Autran et François Lambarine; d'autre <
part, Joseph Julien, négociant, et Hippolyte Manuel, ';
commis. L'union religieuse eut lieu évidemment à la ^
Major. Plus tard, — beaucoup plus tard, le 24 dé- ' cembre 1829, — la vieille dame mariait une autre de
ses filles, Zoé, âgée de cinquante ans, à l'estimable :
et vieux Jujardy, ami des deux familles. C'était un j sexagénaire veuf, ancien commissaire des guerres.
1. Sonnets capricieux, à Marie Amic-Lhomaca, p. 317. Rapports afTectueyx avec Thiers (V. aux Pièces jastificalives la lettre du U juillet 1865).
Madame Autran, en quelques années, donna le jour à trois enfants : Joseph Autran, le poète \ qui liérita des prénoms paternels (20 juin 1813), Sophie (23 mars 1816), Zoé (29 septembre 1818). Le petit Joseph se rappelait avoir appris la grammaire rue Bernard-du-Bois, au pensionnat Mazières, croyonsnous-. Sa maison natale était place du Marché des- Capucins, au n° 4, où MM. Autran et Lambarine avaient transféré leur commerce ^
Vers 1822, M. Autran éprouva des pertes d'argent : c'est à cette époque que Joseph fut expédié interne au petit séminaire d'Aix, alors dirigé par les Jésuites ; du moins, un billet d'Aix à son père porte la date du 17 novembre de cette année *. Il est très malaisé de spécifier au juste le temps qu'il y demeura. Suivant son récit, il y était entré en huitième, et n'y fit qu'un séjour fugitif sous le P. Loriquet, alors directeur. Mais, quelque part, il parle de Virgile étudié passionnément par lui dans un « cloître » S lequel ne saurait