‹ Joseph AutranChapitre 25 sur 154 · Voir G. de Flotte, op. cit · texte numérisé non relu

Voir G. de Flotte, op. cit

présenta d'éprouver leurs forces lorsque Antony fut donné au Grand-Tliéàtre par la direction Baubet'.

Ce fut pour Marseille comme une autre bataille cVBernani. Une première représentation du chefd'œuvre de Dumas, le 15 mars 1832, avait été accueillie avec faveur; il y avait eu des mécontents, mais rares. Le bruit, vrai ou faux, s'était répandu qu'à la seconde les classiques se donneraient rendezvous. L'Athénée se mobilisa, et un signe de l'effervescence romantique est qu'on embaucha même les plus sédentaires, ceux qui, comme Autran, devaient faire des prodiges pour trouver la liberté et l'argent nécessaires*.

Le plus piquant compte rendu de cette bruyante soirée a été fait par Eugène Guinot, dans le Sémaphore du 21 mars. Les souvenirs d'Autran sont un peu vagues; lui-même est plus exact et plus circonstancié dans le Sud du 23 décembre 1841. Les sifflets et la bataille ne durèrent pas la pièce entière : il est vrai qu'elle se termina dans l'agitation la plus vive. Les romantiques, par un geste mémorable ^ couronnè-

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