Abbé Jonjon, IV
Pour tout concilier, parlons d'une classe de latin, j
avec répétitions pour Ricard. -^
Ricard était un garçon de douze ans ', l'air intelli- |
gent et affectueux, — la tête sur qui le regard du ,
maître se repose, dans l'amas des faces ennuyées ou i
indifférentes. On fit une fois au professeur une char- |
mante surprise : son récent recueil de la Mera\ec un !
laurier, déposé sur sa chaire, à l'occasion de sa fête, \
la Saint-Joseph (1836) ^ Le cœurd'Autran crut devi- j ner le promoteur du complot. Il s'attacha à l'aimable enfant, amitié qui persévéra bien après la rupture da | maître avec Menpenti, où Gustave devait rester jus- | qu'en 1839. Ricard fut de cette pléiade qui, avec Lou- | bon, Papéty (d'anciens camarades ^), Courdouan, j devait être si chère au dilettante toujours éveillé dans ' Autran. Une curieuse fortune lui avait fait aussi, dès \ leurs débuts, connaître et goûter Liszt et Félicien j David \ Il se croyait d'autant plus de mérite à aimer leur art, que, dans ses jeunes ans, le magister Mazières
1. Louis Brès, Gustave Ricard et son œuvre. C'était le fils d'un changeur.