‹ Joseph AutranChapitre 44 sur 154 · Sud du 27 juillet 1844 et du 9 avril · texte numérisé non relu

Sud du 27 juillet 1844 et du 9 avril

avait prétendu le lui inculquer par des arguments trop frappants *.

Quant au petit Ricard, Autran dut brusquement l'abandonner en même temps que ses cours à Menpentijpar suite des scrupules que le chanoine Sardou, leur voisin, sut inspirer à madame Autran. Plutôt que d'affliger une mère profondément aimée, Joseph, sans une hésitation, envoya sa démission aux directeurs^. Il fut un de ces héros simples qu'il devait si bien célébrer plus tard.

Ce n'aurait pas été une fâcheuse carrière, pour Autran, que l'enseignement. Qui, mieux que lui, eût, à Aix, commenté Virgile et Horace? Le manque de diplômes, l'abandon de Lamartine, le retinrent dans un journalisme précaire, ou qui, du moins, reste tel usqu'en 1839.

Vers la fin de l'hiver 1836, le 7 mars, les Autran avaient éprouvé une grande perte, celle de la chère aïeule, décédée à la Groix-de-Reynier, à quatre-vingts ans, vraisemblablement du choléra, qui régnait toujours. Autour d'elle se tenait un cercle où, avec les Autran et les Jujardy, se rencontraient madame Audiffret-

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