‹ Joseph AutranChapitre 46 sur 154 · Gazette du^Midi du 26 novembre · texte numérisé non relu

Gazette du^Midi du 26 novembre

3. Voir la Poésie depuis 1830, un article de Ch. Louandre dans la Revue des Deux Mondes du 15 juin 1841.

poète, déjà tout recommandé par l'estime de Lamartine, était si bien établie, que, le 22 avril 1837, sans regarder, comme on le dit, à l'extrait de naissance ', l'Académie de Marseille, adoptant cette gloire locale, l'élut membre de sa section des lettres. Joseph Autran remplaçait Durand-Morange, un érudit qui avait été précieux à Harthélemy pour son Virgile français -. La réception eut lieu le 4 juin, en même temps que celle du savant abbé Barges, et l'on se plaignit que le local fût mauvais, fatigant par son damas rouge, et que la voix des orateurs portât mal ^ Le discours du jeune récipiendaire n'existe plus : nous le connaissons par une analyse et ce qui semble un extrait, publié plus tard en préface '\ Autran passait en revue ses prédécesseurs lyriques, exaltant comme il convenait David et Pindare, indulgent à Horace, très sévère pour la Lyrique française avant le xix*" siècle. Dans sa réponse, le président Négrel-Féraud, qui avait naguère écrit en vers une Causene anti-romantique ^ l'invitait doucement à plus de justice envers les J.-B. Rousseau.

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