‹ Joseph AutranChapitre 57 sur 154 · Sud du 5 août. La poésie a été conservée par Autran · texte numérisé non relu

Sud du 5 août. La poésie a été conservée par Autran

Autran fit à lui seul presque tous les frais de son tombeau '. C'est Autran encore qui, en prose mélangée de vers burlesques, relata la noyade léi^endaire que fit, entre la côte et le Château d'If, Barthélémy, de sa satire invendue : Marseille, petite revue d'une grande ville, — quatre cents exemplaires qui allèrent, dit Autran, accroître la salure de la mer^.

C'est à la fin de cette année 1840 que fut composé Milianah à propos duquel l'auteur a écrit :

(( Cet idéal... a toujours été le mien : tirer de l'ombre les vertus inconnues et les mettre en lumière ; célébrer les petites gens, les matelots, les soldats, les laboureurs... Si jamais j'ai une épitaphe, je voudrais que ce fût celle-ci : Exaltavit humiles ^. »

Pendant les jours où la France attendait le retour glorieux de son Napoléon mort, un drame silencieux se passait dans cette Afrique à peine apaisée, où la mauvaise paix de la Tafna venait de se rompre *.

Page 1