Fille d'Eschyle, acte I, se. i
la Bibliothèque y sunirent. C'était le bon temps du drame archéologique'.
Alors commença l'odyssée habituelle, la vie souterraine du flot qui étincellera plus tard au grand jour. L'homme puissant, le pseudo-Mécène, fit attendre sa réponse, et c'était une rebuffade, enveloppée des formules ordinaires. Quant au manuscrit, il ne se pressa pas de le renvoyer. Et, par hasard, l'auteur apprend que Mécène a lu l'œuvre en société, qu'il lui a donné de grands éloges. Colère d'Autran qui somma aussitôt l'indiscret de lui réexpédier cet essai qu'il croyait jeté au feu, sur sa prière. Mais il ne fallut rien moins qu'une visite de Barthélémy et, s'il faut Ten croire, une menace de duel au pistolet, faite sans rire, pour aider le Parisien à retrouver le manuscrit ^
Ce fut pour plus de trois ans une affaire enterrée. Autran, sans doute, avait eu tort de se hâter comme il avait fait. Mais, modeste comme il le fut toujours, il ne se vantait pas de son incursion tragique. Pontmarlin, qui le connut dans le courant du mois
1. Mnisoîi démolie, pp. lol-l;>3. Le chiirre de douze Jours qu'elle donne est démenli par une lettre d'Autran à Laprade, du 3 juillet 1843. Voir aux pièces justificatives.