‹ Joseph AutranChapitre 68 sur 154 · Voir les journaux du temps · texte numérisé non relu

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(comme s'il en eût eu besoin), Liszt s'était présenté à Autran : avec la fougue magyare, il s'éprit de ce dilettante intelligent, qui lui avait consacré un article d'enthousiasme *. Il y eut échange de cadeaux, comme entre Glaucus et Diomède, Liszt donnant un sabre hongrois en échange d'un banal paletot, — mieux encore, donnant à Autran des concerts particuliers dans sa chambre, et un soir, l'année suivante, à la Major". Autran composa un chœur, les Aquilons^ qui fut exécuté devant lui le 6 août.

Après son second passage, celui du banquet des pianistes (mai 1845), Liszt, en souvenir de leur grandiose soirée à deux, lui adressait d'Italie un projet d'opéra tiré de la Divine Comédie. Autran n'y donna pas suite. Peu auparavant, Félicien David (venu à Marseille, avril 1845) lui avait demandé un poème de l'Océan, qu'Autran avait mis sur pied, et dont l'au teur du Désert ne fit jamais rien. Il y avait de quoi le faire réfléchir ^

Si nous ajoutons que, dans l'automne de 1844,

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