Laprade, Œuvres complètes (chez Lemerre), V, n
4. Les parrains furent Max Consolât, maire, et madame Wulfran Puget.
5. Ed. de 1852, p. 91 sqq. L'administration de Notre-Dame de la Garde adressa à Autran une lettre de remerciements à la date du 14 octobre, qu'il ne nous a pas semblé utile de reproduire.
Verse-la sur la mer, et les champs, et les monts : Et surtout, dès cette heure où ton hymne commence, Entonne dans les cieux un chant do joie immense Pour la cité que nous aimons!
L'année suivante, Autran, nous l'avons vu, succédait ofriciellement à Louis Méry, à la Bibliothèque. Son chef et ami, très obligeamment, lui céda à cette occasion une partie de l'appartement qu'il était censé y occuper avec madame Méry. C'était pour Autran, outre le logement, une position de deux mille francs \ et, avec le produit de sa plume, cela aurait pu suffire à ses besoins de célibataire. Mais, ainsi qu'il le confesse ', il dépensait comme un artiste, et dut, pour faire de rargent, se défaire des églantines gagnées sous de faux noms à Toulouse. Le seul bijou qu'il conserva fut la bague donnée par le duc d'Aumale à son passage en 1841.
Peu avant sa nomination, il avait eu la joie de voir entrer à l'Académie locale Sébastien Berteaut, économiste, et même libre échangiste (8 septembre). Il lut dans cette séance son poème de Sainl-
1. Renseignement dû à l'obligeance de M. Barré, bibUothécaire actuel.