Moniteur Parisien (dans le Sud da 26 février
qu'Autran s'était laissé prendre'. Il avait absolument cessé d'y compter, et voilà que le bon géant s'était plu à cette œuvre si différente de ses conceptions à lui; il pressait l'auteur de venir; il lui garantissait cinquante représentations au bas mot^. Cinquante, c'était beaucoup, sous Louis-Philippe.
Autran prit un congé d'un mois, et s'en vint à Paris, où il devint le commensal d'Alexandre Dumas, puis de Dumas père, à Saint-Germain. Avec eux il suivit le convoi de mademoiselle Mars, morte le 20 du mois de son nom. Mais le Théâtre-Historique ne put le jouer : Maquet tenait pour une actrice, Dumas pour une autre ^
Le poète retourna à sa Bibliothèque, un peu consolé par les promesses du grand dramaturge, qui, en effet, se réalisèrent. Entre temps un événement glorieux vint éblouir la vie d'Autran. Lamartine, qu'il voyait maintenant sans arrière-pensée % était venu, avec sa femme, passer les vacances parlementaires à Marseille. Le 10 août, il descendait à