‹ Joseph AutranChapitre 77 sur 154 · Voir le Garde National (ancien Sud) du 17 mars · texte numérisé non relu

Voir le Garde National (ancien Sud) du 17 mars

3. Voir l'épisode de la soirée chez lady Greig en 1815, dans M. D., pp. 139-140.

parlait crun « genre dramatique particulier et d'un effet neuf ». Un critique (dans V Assemblée Nationale) avait été choqué de l'égoïsme d'Eschyle. Égoïsme du génie! riposte Gautier, lequel, du reste, en qualité d'hugolien, est très décidément pour Eschyle contre son rival. Le Siècle (Hippolyte Lucas) se plaignait de ja (( nudité de l'action », tout en reconnaissant de quel « voile splendidc » elle était revêtue*.

Môme après le succès profond, incontesté, universel, les dieux ennemis s'en mêlèrent. Malgré la belle salle du 9 mars, ce temps troublé n'aimait pas. le théâtre. Le directeur de l'Odéon planta là sa troupe, et les artistes, groupés en société, ne réussirent pas mieux. Autran, frustré de ses droits d'auteur, après une semaine de gloire, dut emprunter pour rentrer à Marseille-.

Nous rencontrons ici une sotte histoire, dont Pontmartin a fait une justice posthume ^ Quelques bonnes âmes, du vivant d'Autran, avaient semé le bruit que, parti de Marseille avec mille francs (Sardou écrit

1. PoiUmartin, loc. cit.. fait des réserves sur quelques figures et locutions conventionnelles. —Voir du reste la lettre d'un admirateur (Éd. Plouvier) aux pièces justificatives.

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