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Pontmartin, Nouveaux Samedis, XV, pp

82 JOSEPH AUTHAN, SA VIE ET SES f*:UVriES. ^

quinze cents) avancés par M. Martin, le poète aurait!

cru entrer dans ses bonnes grâces en lui rapportant

cette somme intacte. Le vrai, c'était que, porteur:

d'une traite de son oncle, Autran l'égara à Paris et nej

put s'en servir; d'où l'emprunt dont il est question'

plus haut. Du reste, précédé de sa renommée, il ren-i

contra dans la cour des Messageries de Marseille le ;

vieux parent, fier d'un neveu qui lui faisait honneur *. ;

Avec ses embrassements, Autran recevait une lettre

du président de l'Académie de Marseille , alors 1

M. Miège, qui, au nom de ce corps, félicitait l'heureux '

vainqueur, auquel il trouvait « le sentiment, l'imagi- '

nation, l'amour passionné des grandes choses ». Il

l'exhortait à persévérer dans des genres élevés, à ne i

pas s'effrayer de l'épopée elle-même ^ Nul enfant,

jusqu'au triomphe si éclatant et si mérité d'Edmond j

Rostand, ne causa tant d'orgueil à Marseille ^ |

{.Maison démolie, pp. 183-4. ^

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