Discours de réception à rAcadémie
3. Témoins : Teissère (frère), avoué, et J.-B. Ganlin, avocat.
goissc, toujours prêt à courir auprès de la malade; j'entendais au dehors, dans un des jardins voisins, un chien poussant un ahoiement plaintif, continu, lamentable... Tout à coup, j'entendis retentir dans mon plancher ces trois coups mystérieux dont Chateaubriand a parlé. Je me précipitai par l'escalier dans la chambre de ma mère, située au-dessous de la mienne; elle rendait le dernier soupir. Je n'eus que le temps de le recueillir et de tomber immobile sur le parquet, comme frappé de mort moimême '. ))
Peu auparavant, le 2ï août, Autran avait dû assister, dans l'église des Prêcheurs, au service que l'Académie marseillaise, sur la proposition d'Audifïret, faisait célébrer en mémoire de ce Chateaubriand dont il vient d'évoquer le nom-. Il avait salué sa tombe de vers mélancoliques et passionnés :
Je t'écrivis un jour, tu ne répondis pas.
C'est bien : que pouvais-tu répondre à moi, pygmée ? etc. ^.
Mais la mort maternelle amena chez lui une pros-
i. Maison démolie, pp. 185-186.
2. Sémaphore da 28 août. Voir les vers de G. de Flollc dans le n" du 31.