‹ Joseph CaillauxChapitre 7 sur 14 · DEUXIÈME LETTRE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME LETTRE

19 septembre 1909, continuée le 20 septembre,

à, Mamers.

Ma chère petite Riri,

j'ai lu avec l'attention qu'elle méritait la lettre que tu m'as écrite et qui appelle une réponse explicite. Aussi bien avais- je depuis plusieurs jours l'intention de dissiper un malentendu que je sentais par une explication complète.

Ma chérie, quand je t'ai rencontrée, j'ai ressenti une poussée de tout mon être vers toi. J'y aurais cependant résisté et j'aurais eu sans doute le courage de me vaincre moi-même si j'avai? eu le bonheur chez moi. Mais je n'étais pas heureux, j'étais humilié et meurtri de l'acte que j'avais subi, et on ne savait pas me faire oublier mes froissements, on ne savait pas panser mes plaies ; au contraire, on les avivait. Je me suis donc jeté) vers toi avec une fureur passionnée ou plutôt avec une passion furieuse. Cependant, lorsque survinrent les

incidents auxquels il est superflu.de faire allusion, je considérai comme de mon devoir de te pleinement dégager en te rendant en une lettre ton entière liberté. Je ne me sentais pas, en efîet, assez sûr de recouvrer mon indépendance polir que je crusse avoir le droit de t'engager à reprendre la tienne. Avec un joli courage, avec une belle hardiesse que te donnaient Tamour et la confiance, tu repris cependant ta liberté en me disant en substance : « Je ne te demande qu'un engagement, c'est de me donner de Tamour. . . Ataintenant, ajoutais- tu , je ne croirai pas tout à fait à la plénitude de totl amour si tu n'arrives pas quelque jour à te rendre libte. » Je te répondis : « Je t'aime et t'aimerai. Je compte bien parvenir à reprendre ma liberté quelque jour ; mais en aucun cas je ne bougerai avant les élections. » C'est bien cela, ma Riri?

Quel était le fond de ma pensée? Le fond de ma pensée, en dehors de l'amour que j'avais pour toi, c'était que j'étais si mal embarqué, qu'il y avait entre une autre personne et moi une telle opposition de tempérament, de nature, de caractète, qu'un dénouement était fatal, que fdrcément le temps amèherait une rupture en dehors de toute affection étrangère, par le seul effet du heurt de deux êtres qui ne se comprenaient pâô* Mais j'entendais — et j'entends encore — ■- qu'en auctin cââ mon amour ne fût l'attisan direct de cette rupture, d'abord parce que, le cas échéant, je me serais tm peu moitils estimé moi-même, ensuite parce que je jugeais que, pour l'avenir, pour notre avenir, il importait au pluâ haut degré qu'aucune relation n'existât entre lA brisure qUe j 'entrevoyais et l'affection qui to'étàit chère.

Les choses ont maltehé à peix près comme je le ptêvoyais pendant une année. Ensuite les événements se sont précipités et ma conscience, qui est, je me permets

d e le dire, d'une délicatesse poussée jusqu'au scrupule, confinant parfois à la bêtise, souffre un peu à la pensée que mon amour. a agi sur ces événements. Pour parler net et franc, il est certain que les choses n'auraient pas marché, pour reprendre mon expression, aussi vite qu'elles ont marché si je n'avais eu un amour au cœur. Mais cela est secondaire, et je sens bien qu'à ce point de vue mes scrupules sont excessifs. Quand un homme est malheureux chez lui et qu'il a à l'extérieur une délicieuse affection, naturellement cela réagit sur son intérieur. Ceux qui l'ont rendu malheureux n'ont à. s'en prendre qu'à eux-mêmes. Quoi qu'il en soit, les événements de septembre sont survenus et tu me dis à ce sujet en substance : « Tu as été faible, il fallait fermer la porte à la fugitive et t'emparer de cette occasion favorable, » Sans doute l'attitude que tu décris pouvait être prise très légitimement, mais tu oublies deux choses: la première^ c'est que Von saurait parfaitement qu'elle était inspirée par une affection que Von pressentait et que j'avais: nous avions tout à redouter de la fureur d'une femme qui sentait sa situation perdue et qui n'avait pas encore « eu le temps de se faire à cette idée ». la seconde chose

QUE TU OUBLIES, c'EST QUE MA POSITION ÉLECTORALE

ÉTAIT POUR AINSI DIRE PERDUE (il m'a été facile de m'en convaincre par des conversations hier encore) dans mon arrondissement.

Nous avons envisagé tout cela avec T... et nous nous sommes arrêtés à des décisions qui considèrent trois éventualités : i® on ne viendra pas à Mamers. En ce cas, comme tout le mondq pressentira ce qui se passe, comme d'ailleurs je ne puis faire litière de ma dignité, j 'engage l'action dès le commencement d'octobre ; 2*» on viendra à Mamers sans me faire les excuses que j'exige. En ce cas, je réserve tous mes droits pour les faire valoir en temps et lieux ; 30 on me fera des excuses.

Je suis alors obligé de convenir qu'il y a eu réconciliation, mais l'incident subsiste et il revivra ou du moins je le ferai revivre à la première occasion.

J'aperçois toutes les objections qu'on peut me faire, si la seconde ou la troisième éventualités adviennent. Tu observeras sans nul doute que je ne tire pas parti d'un incident précieux, que je perds du temps, et enfin que je vais avoir à passer un hiver épouvantable. Tout cela est vrai, mais tout cela méconnaît non seulement ma légitime ambition politique, mais, ce qui est beaucoup plus grave, les devoirs que j 'ai vis-à-vis de mon parti et de mes amis.

Je m'explique : mon parti m'a fait ce que je suis ; je lui dois en honnête homme que tu me sais de me battre pour lui l'an prochain dans la plénitude de ma force. Ce sera la dernière bataille que je livrerai au scrutin d'arrondissement. J'en informe tous mes amis, et, pour souligner mes intentions, je fais venir incessamment, afin de le présenter à mes électeurs, celui auquel je destiné ma succession.

Maintenant tu ajoutes que je vais être' diminué dans mon arrondissement parce qu'on saura les incidents qui sont survenus. Je puis te garantir que personne n'est au courant de façon précise. Chose extraordinaire : les domestiques /)u plutôt la cuisinière qui était seule alors rue P.-Ch. (Pierre-Charron) n'ont pas compris. Je sais bien — car je suis très exactement informé — qu'on marmotte que le ménage ne marche pas. Mais cela n'a aucun inconvénient, au contraire, parce qu'ici aussi on s'habitue à certaines idées.

Ceci posé, que va-t-il advenir? On m'a écrit qu'on avait l'intention de venir ici. J'ai répondu dans le sens convenu. Je n'ai rien reçu, même ce matin. Il est vraisemblable qu'on hésite, mais qu'on va se décider à riposter par une lettre agressive, puis qu'on viendra

tout de même. Je notifierai alors mes réserves form.elles.

Admettons, pour aller aux hypothèses extrêmes, qu'on m'écrive une lettre d'excuses, l'incident n'en aura pas moins eu lieu, et comme de nouvelles discussions surviendront, il sera un argument pour moi. Car — j'en reviens au fond des choses — il y a incompatibilité absolue de nature, de caractère, de tempérament entre elle et moi. La cassure est fatale ou je ne vois plus clair.

Ce qui est pénible pour moi, ce qui sera pénible pour tous deux, c'est que, durant de longs mois, nous devrons avoir recours à d'infinies précautions. Je le pressentais dans les lettres que je t'écrivais et dont tu me voulais un peu au commencement de septembre. La vérité, si nous en avions le courage et si nous avions dans notre amour et dans nous-mêmes une confiance que pour ma part j'ai absolue, serait de ne pas nous voir pendant de longs mois. Je ne te propose certes pas une solution aussi radicale dont nous souffririons trop l'un et l'autre, mais je répète iqu'U nous faut une prudence infinie si, connue j'en suis convaincu, différant en cela complètement d'avis de toi, on ne cesse de penser à la blonde...

Solution médiocre, me diras-tu? Soit, ma Riri. La

vie n'est pas aisée à conduire quand on a tant de choses à ménager et une à laquelle je tiens par-dessus tout : la réputation de la femme qu'on adore. Car tu entends bien, mon cher amour, que je t'aime au-dessus de tout, par-dessus tout, que je sens le bonheur avec toi, que je l'attends, que je l'espère et que je ne vis que dans l'espérance de cette réalisation. Raison de plus pour que moi qui dois conduire les choses, qui suis le chef (pardonne-moi l'expression), qui ai le sentiment de mes devoirs et de mes responsabilités, je redouble de prudence. '

Je t'aime de tout mon cœur.

IIO JOSEPH CAILLAUX.

Je viens de relire ma lettre, elle ne traduit pas complètement ma pensée. Ce que je veux bien mettre en lumière, c'est la nécessité, pour moi de gagner le mois de mai sans esclandre, à moins que Ton ne m'y force absolument. •Maintenant ne t'alarme plus, je t'en supplie, de la prudence que je prêche. Je ne te demanderai rien qui puisse nuire à notre amour, mais je te demanderai une série de petits sacrifices qui me feront mesurer et apprécier davantage encore ton amour que le renoncement grandira comme je me grandirai moimême à tes yeux et à mes propres yeux par la discipline que je m'imposerai.

La lecture de ceS\ lettres ne pouvait évidemment laisser cj^ns Tpsprit de M"^® Gueydan aucun doute sur les intentions de son mari à son jégard et sur le rôle joué par M"^ Rainouard dans cette tragédie domestique — rôle affirmé par M. Caillaux liiimême lorsqu'il rappelle que M«^® Rainouard Ta sommé ♦ ^* arriver quelque jour 4 se rendre libre » et qu'elle lui a dit — au moment où réponse légitime était partie à Dreux et à Versailles : * Tu as été faible, il fallait fermer la porte à la fugitive et f emparer de cette occasion favorable, p C'est évidemment d'une femme — amoureuse ou intrigante — qui veut se faire épouser et qui est bien déterminée à y parvenir.

En tout cas, dans Tesprit de M. Caillaux, le sort de M"*® Gueydan est réglé. Encore quelques mois et elle ser^ sacrifiée. Pas avant les élections cependant... N'a-t-il pas écrit à M°^® Rainouard : « En aucun cas je ne bougerai avant les élections ». Car s'il divorçait

en ce jnoment, sa situation électorale « serait pour ainsi dire perdue », Et c'est ce que — quel que soit son amour pour M""® Raiaouard — ne saurait accepter sa ^légitime ambUion politique p. Mais dès que les élections seront passées.. ^

On comprend que, dans ces conditions, M"^« Gueyfian SQ soit décjarée résolue à divorcer to^t de suite — et à grand tap^e. C'était de tonne guerre. Par cette menace aussi bien que par les lettres dérobées elle le tenait.

Ainsi l'homme habile était pris à son propre piège. Il avait — d'accord avec M™® Rainouard -:- passionnément désif é le divorce et tout f Mt pour en trouver J'oecflsion (allant même jusqu'à faire « lUer » s^ femme par une agence de police privée), mais « l'occasion favorabh * se présentait dans un moment où l'éclat du divorce devait nuire à sa « légitime ambition Poliiique ■'.

Dans ce péri} ij fut littéralement prêt à tout — în^me h une rupture avec M°^® Rainouard — pour sauver sa situation électorale. Le 25 septembre, quelques heui^es après avoir appris que sa femme était en possession des lettres qui avaient disparu du tiroir de son secrétaire, il écrivait à M™® Rainouard une véritable lettre de rupture :

Que veut-on faire de ces lettres? pas s'en servir pour deniander le divorce? On veut, au contraire, ^'en servir pour in'empêcher de demander le divorce ; et il est cerf ain qu'on me tient bien de cette façon d'après ce que

m'a dit Th... On veut peut-être aussi s'en servir pour te perdre en contant à qui voudra l'entendre quelles sont nos relations.

Que puis- je faire? Je ne veux pas lier ta vie à celle d'un homme qui est enchaîné peut-être pour toujours ; je ne veux pas davantage, je veux encore moins t' exposer à un scandale. Je me dois donc à, moi-même de payer cruellement ma faute, mon inexplicable légèreté en te rendant ta liberté. Tu es jeune, tu peu:* oublier, tu peux: refaire ta vie; surtout, avant tout, par-dessus tout, je ne veux pas que par moi ou pour moi^tu souflEres dans ta réputation, dans ton honneur et, je le répète, je n'ai d'autre moyen de préserver ta réputation et ton honneur que de m'effacer de ta vie.

Après cela on incline à croire que M™® Gueydan, n'exagère rien quand elle afifirme que, pour obtenir qu'il ne fût plus question de divorce et qu'elle restituât les lettres, son mari n'hésita pas à employer les grands moyens.

« Il s'est jeté à mes pieds, il s'est traîné à mes genoux et il m'a suppliée de ne pas divorcer ; il m'a dit que c'était moi qu'il aimait, qu'il n'aimait plus cette personne et qu'il fallait que je rende ces lettres. Toujours cette expression revenait : Passer l'éponge là-dessus. »

Non sans hésitation, M°^« Gueydan décida enfin de ne pas divorcer, mais elle gardait les lettres ; elle les confia à sa sœur qui les conserva jusqu'à la veille même du jour où M. Caillaux, en sa qualité de président du Conseil d'administration du Crédit Foncier égyptien, dut partir pour le Caire. Ce jour-

là elle obtint qu'en échange des lettres qui allaient être brûlées devant un témoin, M. Privat-Deschanel, ami personnel de M. Caillaux, son mari lui écrivît et lui remît Thumiliante lettre d'aveux et d'excuses que voici.

Paris, le 5 ijovenibr^ 1909, Ma chère l^rthe,

Je te remercie prgfondéijieftt Ûç l'acte de haut€ générosité que tu viens de fair^ en brûlant devant moi, aujourd'hui 5 novembre 1909, les lettres que M"*® X... m'adressait et celles que je lui ai écrites. Ces lettres, outrit^emites pour toi, ^e laissaient aucun doute sur la nftture des relations entre M°>^ X... et moi, pas plus que sur le projet de divorce, après une certaine date, que nous avions secrètement conçu et que nous poursuivions. Je te promets que tous mes efforts tendront à faire disparaître jusqu'au souvenir des cruelles semainee que je t'ai fait passer. Je te jure encore que, loin de songer ^ divorcer dans l'avenir, je m'appliquerai à, te protéger, comme cçla est, d'ailleurs, mon devoir, Mais si, contre toute attente, — car j'agis en pleine loyauté et avec la volonté de te rendre heureuse, — je manquais aux engagements que je prends, je me fais un devoir de reconnaître et de déclarer sur l'honneur que tu serais en droit d'articuler à mon encontre, à l'appui de toute demande qu'il te plairait de formuler, l'adultère dont je me suis rendu coupable dans des conditions particulièrement pénibles pour toi.

Crois encore une fois, ma chère Berthe, à ma profonde reconnaissance et sois convaincue de ma persis^

^nte et; jîj^ltérç^ble tei^dresse.

Un « post-scriptùm » écrit de la main de M. Caillaux atteste que « cette lettre a été remise à M™« Caillaux en présence de M. Privat-Deschanel qui pourra en témoignera.

De même, en présence de M. Privat-Deschanel, furent brûlées les lettres de M"^® Rainouard à M. Caillaux ou de M. Caillaux à M"^® Rainouard que possédait M™® Gueydan.

Rassuré par l'abandon du projet de divorce et la destruction des lettres intimes, M. Caillaux part pour rÉgypte le 6 novembre 1909... et il recommence aussitôt à correspondre avec M™® Rainouard qui est en Italie, d'où elle voudrait bien pouvoir venir le rejoindre au Caire. Mais, prudemment, il s'y oppose, car il ne démord pas de son idée fixe : « Pas d'esclandre avant les élections ! » Il rentre à Paris le 21 décembre 1909 et commence aussitôt sa campagne électorale. Il se sent, en effet, menacé par un concurrent sérieux, le jeune baron d'Aillières dont le père, le colonel d'Aillières, a été député de la Sarthe, et dont le château familial est situé à quelques kilomètres de Mamers.

Les élections ont lieu le 24 avril 1910. M* Caillaux bat au premier tour de scrutin le baron d'Aillières... Mais, à cauâe des amis politiques restés en détresse, il attend le scrutin de ballottage. Puis, quand tout est fini et que l'heure des ménagements électoraux est passée, il signifie à M"*® Gueydan qu'elle ne doit tenir aucun compte de^^la lettre du 5 novembre 1909

ni des engagements qu'elle contient. Il quitte définitivement le domicile conjugal en juin, introduit aussitôt une instance en divorce et le fait apcioncer par les journaux.

I^ divorce, dont les négociations se prolongèrent

près d'une année, fut prononcé, aux torts et griefs

de M. Joseph Caillaux, le 9 mars 1911. Pour obtenir

ce jugement en sfi faveur, M"^ Gueydan n'avait eu

qu'à produire la lettre d'aveu du 5 novembre 1909,

et aussi la photographie des lettres brûlées devant

M. Privat-Deschanel. Il en subsistait, en effet, des

photographies prises, — au dire de M"^® Gueydan, — à

son insu, par sa sœur et que celle-ci lui avait remises

spontanément en apprenant la rupture irrémédiable!

^ M. Joseph Caillaux versa à M°^® Gueydan une

somme de 200 000 francs et prit rengagement de lui

servir une rente annuelle de 18 000 francs.

Le divorce avait été prononcé en mars. En octobre M™® Rainouard épousait M. Caillaux, président du Conseil..*

Au terme du récit de cette longue et cruelle lutte engagée entre deux fenunes qui se disputent le même homme, des bribes de l'émouvante plaidoirie du bâtonnier Chenu pour les enfants de Calmette assassiné par la nouvelle M™^ Caillaux se présentent tout naturellement à la mémoire : < ...Elle entendait que sa liaison avec M. Caillaux la conduisît au mariage... Elle s'est employée avec ténacité à disso-

Il6 JOSEPH CAILLAUX.

der le mariage de son amant... La maîtresse triompha de la maîtresse légitime... » C'est bien, en effet, tout le drame intime que nous venons de vivre. Nous retrouverons M"^® Rainouard au centre d'un autre drame plus douloureux encore. Nous la retrouverons, très semblable, en vérité, au portrait que M« Chenu en a tracé : « Femme de tête et de sang-froid, exerçant sur elle-même une maîtrise absolue, raisonnant, ergotant, discutant, défendant le terrain pied' à pied, ne cédant que devant l'obstacle infranchissable. » Au résumé, une froide et implacable ambitieuse.

Et M. Caillaux pourra proclamer, — sans que personne songe à s'en étonner ou à y contredire : « Cellelà est vraiment la femme de mon choix ! »

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