Voyez le Constitutionnel du lundi 1er juin
« Marseille , 21 octobre 1839.
« Voilà le grand moment arrivé. Dans quelques minutes en route, le soleil en avant! bras dessus, bras dessous, avec ma bonne étoile! Un beau jour sera aussi celui où cette dernière quittera son camarade pour me ramener près de vous. Alors elle sera plus brillante que jamais. .Elle connaît la route du n° 58 *, où nous nous embrasserons comme des pauvres... »
« ...Allons, chère amie, il faut finir; mais ce ne sera pas sans vous embrasser tous et sans faire des amitiés à tous nos vieux et bons amis, blancs, gris, noirs, blonds, vieux et jeunes mariés, débarrassés, embarrassés, garçons, etc. »
La vue de Malte produit sur son cœur patriotique une fâcheuse impression :
« Les Anglais, dit-il, y font la pluie et le beau temps, et exercent de ce point une influence effroyable. J'ai le cœur tout gros d'avoir vu leurs soldats! Rien n'est mieux tenu, et il est impossible de voir de plus beaux hommes. Mais brisons là-dessus. Si notre armée, par comparaison, a l'air d'une bande de galériens, sous nos simples habits bat une fameuse âme. Vive la France! »
Pour se venger, il compare Malte à « une belle maison encombrée de meubles dans laquelle on ne peut pas entrer, » et il ajoute que c'est « un rocher imprenable, gâté par des fortifications qui demandent quarante mille hommes pour les défendre. »
A partir du moment où il a mis le pied sur la terre