Ibid
ibid.
A. Ibid.'
ibid.
madame Yernet lui donnait une fille, Émilie, dont nous aurons à raconter plus tard la destinée tragique.
Vernet avait de singulières idées sur le baptême de ses enfants. Il ne voulait pas imposer à ses amis les frais et les charges d'un parrainage. Aussi Carie et Émilie furent-ils tenus sur les fonts par leur frère aîné, Livio, et par une servante, Rosa Lombelli. Déjà précédemment, à Rome, Joseph avait réclamé, dit -on, ce service d'un jeune Savoyard qui se trouvait à la porte d'une église au moment où il y arrivait lui-même pour le baptême de Livio ou pour celui d'Orazio. Ce Savoyard s'attacha si bien à lui, qu'il ne le quitta plus par la suite. On le baptisa à son tour du nom de Saint-Jean, et il devint pour ainsi dire l'un des membres de la famille Yernet, au service de laquelle il resta jusqu'à sa mort
Vernet envoya à Paris, au Salon de 1761, deux vues du port de Bayonne 2. Ce sont deux des tabjeaux dans lesquels il a le mieux donné la mesure de son talent et de son originalité. Là, plus que dans d'autres villes, la couleur locale lui fournissait des éléments précieux. La population, moitié espagnole, moitié basque; — les cacoleties, ou chevauchées de deux femmes sur un même cheval ; — le jeu de la troupiole^ qui consiste à se lancer une cruche en guise de balle jusqu'à ce que le maladroit qui la laisse tomber soit déclaré vaincu; — les espèces de bateaux particulières au pays, tillottes et chalibardons: — tous ces détails pittoresques per-
1. Cette historiette a été racontée bien des fois à propos du baptême de Carie. M. Lagrange a prouvé , par les actes qu'il a cités , que c'était une erreur. Nous avons cru pouvoir donner cà ce fait, jusqu'à preuve du contraire , l'explication que nous lui donnons , car il a laissé trop de traces dans la famille Vernet , pour être dénué de tout fondement.