Notice des Tableaux du Louvre, nos 602 et
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mettaient de donner de l'animation aux figures et de jeter quelque variété parmi les accessoires. L'artiste sut profiter de ces avantages.
Après un séjour de deux ans à Bayonne, Vernet se rendit à la Rochelle, et de là à Roche'brt; il prit une vue du port de chacune de ces villes, et, le 14 juillet 4762, il était de retour à Paris, où, s'il faut en croire la tradition de sa famille, il rentra dans un carrosse de la cour, que le roi avait envoyé au-devant de son peintre.
La tournée que lui indiquait son itinéraire officiel était loin d'être terminée, mais à la longue Vernet finissait sans doute par trouver cette vie de campement ennuyeuse et fatigante. De plus, il n'y avait pas de compensation suffisante à ces inconvénients. Il s'est plaint souvent, par la suite, du préjudice que lui avait cau<é, au point de vue pécuniaire, cette 'lourde entreprise. Le trésor ne s'acquittait pas vite des dettes contractées par l'État; le prix des tableaux se faisait attendre, et ces lenteurs usaient la patience de l'artiste. Il avait de lourdes charges, et il aurait pu y subvenir sans peine en travaillant pour des particuliers. Ainsi du moins expliquait- il lui-même la fin si brusque de ses voyages : « Ils ne dévoient leur interruption, écrivait-il plus tard \ qu a l'épuisement de sa fortune, non de son zèle. » En effet, le payement de ses commandes ne se trouva ordonnancé d'une façon définitive qu'en 1775 2.
Quoi qu'il en soit du véritable motif qui détermina Joseph Vernet à interrompre ce travail si bien commencé, toujours est -il que la vue de Dieppe 3 fut la dernière
1. Extrait d'une lettre inédite qui appartient à M. Chambry. •2. Archives de l'Empire, Comptes des bâtiments du roi, année 1774, registre E, 9567.