Pape, U.ch. iv, p
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el si le sort de nos institutions dépendait de quelques inaïuiomonts on d'un bref? Ce serait le triomphe de la tloctrine anli-nionarcliique de M. de Maislre, qui eût trouvé tout simple que les intérêts de l'humanité fussent confiés au souverain pontifn, et quo Homo put exercer le veto sur les rois ' ».
Chateaubriand, quelles que soient les variations de sa vie politique, ne s'absorbait pas dans la contemplation du passé, au point de perdre la notion du présent. Avant J. de Maistre, il avait célébré les services rendus au peuple par la papauté; mais il comprenait mieux que lui la voix de son temps : « Quand les nations eurent perdu leurs droits, dira-t-il plus tard dans ses Éludes historiques, la religion qui seule alors était éclairée et puissante en devint la dépositaire. Aujourd'hui que les peuples reprennent ces droits, la papaul('' aixiicjuera naturoUenient les fonctions temporelles, résignera la tutelle de son grand pui)ille arrivé à l'âge de majorité.... Je pense que l'Age polili(iue du christianisme finit; <(ue son i\gc philoso[)hi(|ue commence, que la papauté ne sera plus que là source pure où se conservera le principe de la foi dans le sens le plus rationnel et le plus étendu ». J. de Maistre, au contraire, heurtait les sentiments les plus profonds de la Franco nouvelle : à celte jeunesse (|ui, la maturité venue, élèvera les barricades de .luilh't, il donnait comme aliment les sarcasmes les plus amers de l'esprit absolutiste; il proposait pour idéal firégoire \\l, un pape (|ui brisait les rois et distribuait les couronnes; il bafouait le libéralisme et celte charte, dont l'auteur des liéjlexions politiques avait dit avec tant de bonheur : « La charte n'est point une l)lante exotique, un accident fortuit du moment; c'est