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2. LoUrc (lu 0 soptomlire 1S20, C'o''/r,s/)., l. VI, p. 2'M\.
Pourtant on peut dire que Lamennais fut Ihéritier de J. de Maistre dans la campagne si hardie qu'il mena contre le gallicanisme. En 1824, deux de ses disciples, les abbés Gerbet et de Salinis, fondèrent le Mémorial crdholique, et ce journal qui prit la tète du mouvement ultramontain se plaisait à unir les noms de J. de Maistre et de Lamennais, -< étonnants par Fimposanle unité de leurs doctrines..., envoyés de Dieu, chargés de la mission de porter la lumière partout où Terreur a porté ses ténèbres * ». Salinis y publiait un article en l'honneur de Grégoire VII, au grand scandale d'un ecclésiastique éminent du clergé de Paris, qui lui dit : « Vous avez donc fait la gageure de soutenir toutes les thèses impossiljles. Non content de justifier la Ligue, vous voulez maintenant réhabiliter Grégoire VII -! »
Lamennais préparait son fameux livre : De la religion considérée dans ses rapports avec l'ordre polili<iue et civil (182()). L'àpreté de J. de Maistre à dénoncer et à bafouer le gallicanisme y est encore dépassée. Lamennais renonce au traitement de faveur qu'il faisait au [)remier article de la déclaration : en 1818, il convenait que les l)apes n'ont aucun jxnivoir sur le temporel des rois, et que les rois possèdent dans leur royaume la plénitude de Vautorité temporelle; en 182G, il ajoutait : « Mais cette autorité n'est pas sans règle; elle n'est pas indépendante d'une loi supérieure, sans quoi elle serait dépourvue de droit; et c'est ce qu'il est devenu nécessaire d'expliquer, bien plus pour l'intérêt des rois que pour lintérèt de l'Église, qui a des promesses que n'ont pas les rois ». Les propositions qu'il développe relativement au souverain i)ontife semblent un résumé du Pape et de VÉglise