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Pape et de VÉglise gallicane n'avait pas expressément développés.
Mais son influence reste visible. Le Correspondant annonce en 1831 sa transformation en Revue européenne, et met sous le patronage de J. de Maistre la haute mission des catholiques français; les Annales de philosophie chrétienne qui, pendant trente-deux ans, ramasseront en un faisceau serré toutes les preuves et les découvertes en faveur du christianisme (1830-1802) rappellent volontiers les « précieuses idées découvertes par le regard pénétrant de J. de Maistre ' ». Labbé M igné, dressant le plan d'un cours complet de Patrologie (1841), fait une place à J. de Maistre : « Pour le peindre par un mot, dit-il, nous nous contenterons de faire remarquer quil fut un des quatre hommes de foi qui, dans le xi-X"^ siècle, ont surpassé tous les autres par la nature et l'étendue de son génie. Nous voulons parler de Bonald, de Chateaubriand, de Lamennais et de lui-môme.... De Maistre, aussi grand écrivain et aussi éloquent que chacun de ses trois rivaux, les domine peut-être par la perspicacité de ses vues; car il est autant prophète qu'écrivain. Il est comme le Bossuet des temps modernes. Chacune de ses pages est un tableau, et chacun de ses chapitres a la vigueur d'une Provinciale ^ ».
Une auréole commençait à environner le nom de J. de Maistre; vingt ans après sa mort, les ultramontains de France le vénéraient à l'égal fl'un père de l'Église. L'Univers le constatait en ces termes : « Le nom glorieux de J. de Maistre est devenu cher, et pour ainsi dire sacré, au grand nombre des convictions religieuses qui se sont niullipliées comme il la pi-évu, sur celle terre