‹ Joseph de Maistre et la papautéChapitre 140 sur 152 · avril IS.'ill. Mrlumjt's, 2° série. I. Y · texte numérisé non relu

avril IS.'ill. Mrlumjt's, 2° série. I. Y

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326 JOSEPH DE MAISTHE ET LA l'Al'AUTE.

blissait sous ses traits véritaljles la pliysionomie de J. de Maistre, adversaire impénitent du régime constitutionnel.

h'absoliitisle, le fanalique reprenait sa place dans le camp d'où on avait voulu Tarracher: et Lamartine se moquait de ceux qui avaient cru découvrir dans le croisé des temps modernes, un « agitateur de l'Italie, précurseur de M. de Cavour, et qui sait? peut-être un destructeur du pouvoir temi)orel des papes ' ».

Les catholiques et les libéraux recommencèrent à discuter l'oeuvre d'un écrivain rendu à ses vrais alliés. En 1859, Veuillot. annonçant la publication imminente de Quatre chapitres sur la Russie, écrits par de Maistre en 1812, disait : « 11 sul'lit de lire une page pour reconnaître l'auteur. C'est lui, esprit et corps, c'est lui tout entier, avec sa vue de prophète, sa science vaste et sûre, son vaillant langage d'honnête homme et d'homme d'État^ ».

A la même époque, la question romaine reht l'unité entre les catholiques de toutes nuances, et de Maistre redevint le porte-parole de tous ceux qui furent émus par les spoliations dont le saint-siège commençait le douloureux apprentissage. Montalembert voulant prouver que la souveraineté i)onlilicale a toujours été la plus

1. Cours de llUéraliirc-. vulif[\rn XIJI. — Il scrail iiiU-rossaiit de relever les divers ju^cineiil^ de Laiiiailine sui' suii ouele d'adoiition et de les comparer à la letlic «lue nous avons ritée du poète des McdUalions, à l'auteur du Pape-, voir les Confidences, cli. .\i; Vllisloirc de la liestaaralion. I. 11, p. 413, et le Cours de liltéralure, entretien eité. Mme Swetcliine a reliilé le por'trait des CoH/Wf"Cfs : cf. Falliiiix. p. 426 et s(ii|. Un savant de Ciiamliéry, F. ^lui;nier, dans une étude très documentée sur le mariaf^e d'Alphonse de Lamartine {Méni. de la sociélé savoisienne d'Iiisl. et d'arcliéolo<iie^ t. XXII de la 1" série, 1884, p. 00 et sq<|.) a démontré (pie .1. de Maistre n'assistait pas à ce mariaiio et ([u'il n'a pas pu être le lu'rosde la jolie scéneraconlée])ar l'aUteurdu (Jours de lillëralurc.

'1. Univers, 20 avril IS.j'.), et Mélumjes, 2" série, V, o70.

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iiKilTcnsivc, cl (luClIr ii'ii jiinuiis IroiiliN' riliiroiic puises ;iiiil)ili(iiis, cilail h- liciiii |);iss;ii,'-i- di' .1. de Maistrc (l(''r<Mi(l;ii)t It's i»;i|i('s (l';iv()ii- " aiii^nnciilt'- Iciii-s Klals aux i|(''|t(Mis (le la jiislirr ' ».

I)ii|)aiiliiiii). pi'olostant contre les attentats à la |ia|ianlc. dont celle année de 18o9 donna le spectacle, avait i-ecneiili dans .1. de Maistrc cette idée que le saintsiège a été pendant des siècles a lasile et le rempart des libertés italiennes ».

D'autre part, un écrivain liluTal. connu jusipie-là de ipicl(|U(>s curieu.\. et (pii allait tout à couj) se placer au lireinier l'aug de nos criti<iues. Edmond Scliércr puliliaii un artich; très vif sur l'ceuvre de .1. de Maistrc-. Convaincu <pu^ d<' Ions ses écrits, le Pape avait exercé le plus (riMlluence, il s"appli(iuait à ruiner une thèse qu'il (l(''(larait nioiistruense au point de vue chrélien, et inouïe au point (le vue ecelésiaslùpie. iîamassant tout lelTort de sa dial(>ctique dans un raisonnement serré, il disait : 1 I/écrivain part dune notion contestable de la souveraineli', il pai-l dune idée (\v l'Église qui ne l'est pas moins, et eiilin il conclut dune fiction politi(|ue à une vc'rili'' dogmalirpie. Le souverain doit r[vv tenu pour iulaillible bien qu'il ne le soit lias; comment cela prouve-t-il (]ue le pape, souverain de l'Église soit réel- Icmciil inraillible? d

Celte allaque ne recula pas d'un jour 1 in(''vilable lriompli(> de rauleur du Pape, et Schérer lui-même convenail ipic lilglise romaine de son t(Mnps suivait l'impulsion du penseur, <pii l'avait orientée vers la proclaïualion ihi dogme île l'inraillibilitc'.

I. /*/<• l.\ ri lu Fidiicf m /,S'/.'' cl Is:,'.), arl. du Ciirm^iiiiiiiliml, 2') ocidhrc IS.'i'.t.

2. Mrliiinics (Ir cnlufw. rrli<iiriisi\ IS(i(». I,",irliclc osl «i.ilc de ISj.f. m;iis le pi;iiul puMic ne le coiiimt (lu'rii l8(iU.

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