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CHAPITRE IV

INFLUENCE DU "PAPE' : S" DU « SYLLABUS • AU CONCILE DU VATICAN (1864-18/0)

Nulle période, dans l'histoire de lÉglise, n"a plus d'importance que celle qui va de 1864 à 1870, du Syllabus au concile du Vatican. Deux coups d'État, l'un politique, l'autre religieux, sont faits par la papauté, et le monde catholique les ratifie. Ils ne constituent pas, à proprement parler, une rupture avec le passé : tout entraînait Rome vers cette double déclaration ; mais le libéralisme et le gallicanisme qui jusque-là n'avaient pas été frappés dune condamnation positive, sont alors rejetés de la croyance catholifiue : l'esprit de J. de Maistrc revivait en Pie IX.

Lorsque Montalembert faisait le tableau des immenses progrès réalisés par l'Église depuis la Révolution de 1830, il attribuait une part de cette renaissance religieuse aux écrivains catholi(iues, et à J. de Maistre particulièrement. Cependant il ajoutait que ce changement était dû surtout à la liberté, et il croyait pouvoir formuler en ces termes une loi de l'histoire : « La relitrion a besoin de

la lil)(Ml(''; la lihertt' a Itcsoin de la rcli<,Moii ». Cette thèse parut suspecte aux purs ultramontaiiis. Pour eux, ri^glise tenait son autorité souveraine de Dieu, et ses droits ne devaient pas être revendiqués au nom du droit commun des libertés pul)liques et de la conslilulion des sociétés modernes. Ainsi Guéranger rattachait h>s conquêtes de IKglise dabord au concordat de 1801 et aux persécutions de Napoléon I''" cordre I*ie \'II, et ensuite aux théories do J. de Maistre appli(iuécs par Lamennais ' : le Pape et la Religion considérée dans ses rapporls nvi-c le pouvoir civil contenaient la vraie doctrine ullrainonlaine; il lallail en retrouver res[»rit et se souniellre à leur direction.

Home pensait de même, et n'allait pas larder à le (léclarei- bien haut. Montalendiert ayant, au congrès de .Maliiics en t8<>.<. prononce'' un discours dithyrambique iMi riionneur des libertés modernes dont l'Église devait [irendre l'initiative, pour conjurer les progrès de la démocratie, le cardinal Antonelli blâma le grand orateur, et Pie IX combla d'éloges un jeune Belge. M. du Val de IJeaulieu, pour avoir réfuté les iliscours de Matines dans une brochure, l'Erreur libre dans l'Élal libre.

Bien plus, le S décembre 1864 parut la fameuse cncyclicjue Quanta cura qu'accompagnait le Syllabus. Une l>age de l'encycliciue et 4 articles du Syllabus (77 à 80) visaient spécialement le libéralisme. Après Grégoire X\'I, ([ui lui-même était un écho des théories absolutistes de J. de Maisire. Pie IX s'élevait contre ceux (jui favorisaient celle opinion erronée, ce délire. i|ue « la liberté de conscience et des cultes est un droit i)ropre à clia([ue homme, qui doit ('-Ire proclamé cl assun'- dans

I. Ij'llrc a .Mniilalciiilicil (22 iiiivoiiiltre I8.')2) : d'. Lccanucl, o/». cil.. I. III. |,. T'.l.

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tous les états bien constitués; et que les citoyens ont droit à la pleine liberté de manifester hautement et publiquement leurs opinions, ([uelles qu'elles soient, par la parole, par rinq:)ression ou autrement, sans que l'autorité ecclésiastique ou civile puisse la limiter ». Le Syllabus rangeait encore parmi les erreurs modernes cette opinion que « le pontife romain peut et doit se réconcilier et transiger avec le progrès, le libéralisme et la civilisation moderne * ».

Nous savons quels efforts furent tentés par les évêques libéraux de France, par Dupanloup en particulier, pour restreindre la portée de cette déclaration de guerre à l'esprit moderne. Mais <{uel que fût l'empressement de Dupanloup à écrire cette brochure que Falloux a})pelait « l'assaisonnement de l'évéque d'Orléans- », Montalembert avait compris qu'il était désavoué. Le parti ultramontain en France applaudissait à la condamnation du libéralisme : le Monde écrivait (iS février 186Î)) : « Tout libéral tombe nécessairement sous la réprobation de l'Encyclique. En aucun sens, un catholique ne peut être, ni se dire libéral ». Quelques jours aj)rès, il rei>roduisait avec éloges un article d'un journal espagnol qui, prenant pour devise la proposition LXXX du Syllabus, s'écriait : « Noire foi unique est de stigmatiser comme anti-calholiques le lil^'-ralisnie, le |)rogrès et la civilisation moderne ^ ».

Nous ne voulons jias incriminer la lactique du parti

1. PruiKisilioii LXW. — Voir le Icxte .■mlli('iilii|U(' de ci; dduMe (lociiineiit dans lo Hmipit des nllunitions rniisislorialcs, cncycliiiucs et antres Icllrt's npnstoliiiiirs... rili-cs dans l' EnrycVniiw cl h' Syllabus. T édil., ISG.'i.

2. Lit Ciiiircnliiili ilc sriiteiiiln-i- fl l'I-jn-Yrliiiui' du S' drrcuitiri' (lirocliiire panie le 2:{ janvier ISCm). Le mut de l'allciux es( rapiuirle par Lecanuet, /</., I. III. j). 4'-t8.

•.i. Cf. beeniliiel. III. :j8.i l'I S(|(i.

INI [.LK.NCr, 1)1' •• l'AI'K . :?3l

lilpiT.il i|ni. lie Ihiiiiic l'oi. cliri-clia :iii Sylhihiis uni' iiilci'- |irt''l;ili(Hi lil)i''i;ili-ic(\ l/i(|('"c (''hiil Ikhiiic (■'i:f;il('ini-iil . de r('|ila(iM' ([ii('l(|ii(>s-uiu's de ces proposil ions dans le Icxlc ini'nir de l'alloculion à laqnellc ronvoyail le Syllahiix, |»unr clicri'licr si le M-dacIciii' du doriiiiiciil iTi'ii avait pas allf'-i'i'' le sens ' .

.Mais Pic 1\ |>()iivail-il csik'tci' qy\r les laï<(H('s se i( "porlcraicnl aux documents pontificaux, pour interpr('der exaetemcnt le Syllnbiisl Sous sa rornie abstraite cl altsoliK", le Syllabns paraissait une riposte de la socif'h' rcli^'ieuse à la société civile, (jui s'était définie dans la I )(''elaratioii d(>s droits de riioniine. Alors »pie dans la l)('-claral ion lunl est claii'. Inniincux. ipic le texte se suffit à Ini-nième, et n'exige pas un travail scolastiquc d'exégèse et d'atlaptation, le Syllabns. au contraire, ce soinmaii'c (Vun nouveau eatécliisnie, que Rome dr(>ssait contre la lîévointion, avait besoin d'aliord d'être traduit rigourensenuMd, puis d'être coinnientf'. (\xpli((ué, éclairci. On ne peut pas dir(> qu'il l'ait ('•!(• sullisanunenl encore, puisque l'i'lglise n'en a pas doniu'- une intcrprélation authenti(pie. (^('pendant, puisqu'il faut, suivant le mol (11- l)iipanloup à Cliallcmel-Lacour. rtrc Ihéoloijicn pour bien cnniprendre le Syllabns, voici conunent s'exprime à l'i'gard d(> ce document un jugi> autorisé : « Si (}uelipu's callioliipics ne lui reconnaissent (pi'un caractère directif, sans aucune force dogmatique, ce ne sont juis (les théologiens. Les théologiens y voicid Ions une M'uvre de doctrine. Mais i»our les uns. il n'a pas il'aulrc valeur propre que celle d'un recueil aullientique. cha-

l. .M. 1'. Vinilcl iiKHiliail iccciiuiifiil {l'Infuilliltililt' ri /<■ Syllahin;, i'.lOi), au i;ran»l scamlaln des lâiulrs rrliijieiisrA (IV'vricr l'.IO.'i), ipic deux prii|i()siliocis du Syllahii^ ont de prises à conlie sens par le ledaclear andUMiie, (|ui n'a fait (pfunc* u'uvre iiuil r.iri-iilrr, cl il loiiclid : .. lîieu Iniii d"y voii' uu aeledu nia,^islére iiilaiHihle du pape, ou ose a [(eiue diie (jueeesoil lui aeledu pajie (|i. 80). •■

que proposition y est condamnée comme elle l'est dans le document pontifical d'où elle est extraite, — ni plus ni moins. Selon d'autres, annexé à Tencyclique Quanta cara qui est un document ex cathedra, il a Tautorité définitive de l'encyclique elle-même. En tout cas, il a un caractère strictement doctrinal. C'est par ordre du pape quil a été envoyé à tous les évoques du monde entier; il a donc été promulgué comme enseignement oHiciel et authentique du saint-siège. Nul doute également que l'épiscopat catholique l'ait reçu comme tel. Cela ne veut pas dire que l'interprétation du Syllabm doive être indépendante des divers documents d'où l'on a extrait les propositions qui le composent. Pour chacune d'elles l'acte pontifical se rélere lui-môme à ces documents antérieurs, invitant ainsi les théologiens à s'y reporter au besoin. C'est le vrai moven de i)réciser le sens de la condamnation et la note Ihéologique que mérite la proposition censurée' ». Le concile du Vatican, sans élever le Syllabus à la hauteur d'un dogme de foi, comme le demandait la Civilta catholica d<>s Jésuites, a i)ourtant inséré dans la constitution defide, adoptée le 24 avril 1870, à l'unanimité des 067 votants, quelques-unes des propositions du Syllabus reproduites sous forme affirmative, et leur a donné une autorité dogmatique -.

J. de Maistre avait préparé cette manifestation de la papauté; les ennemis du libéralisme appuyèrent sur ses doctrines leur haine de l'esprit nouveau, et un Jésuite, publiant, l'année même du Syllabus. un choix de pensées de J. de Maistre, s'exprimait ainsi : « Aux victimes innocentes des idées nouvelles, dont la bonne foi, surl)rise et séduite, se berce d'esi)érances cliiiiii''ii(|U('s. il

1. Hellariiy, la Tkéoloijic calholiqtie an .\7 A" s/èc/c (l!)04), p. .")2.

2. Ce soiil li-s pnipdsilions V, VI, IX, X, XI, XIV : cf. Connui Martin, les Tnivdiix du concile du lallntn. I" pailir. section I.

IMIA'F.N'CF ni • l'AF^E . 333

;i|>|Mirlri;i 1,1 lu luicrc. nous rosprrons. La li'fliirc «le ces |i;iLTs in;iri|ut''('s iiii (-((iu iriiuc Iwiulc raison cl l'MVonnanlcs dune luinirrc surnaturelle, dessillera leni's yeux. Ils |)(Miri'ont a|»[tr('-cier et jui?er notre siècle. Sans trop (le peine, ils verront (pi'ii a tout laussi'-. loid. jusqu'aux lirincipes [ut'niiei's ' ».

La condamnation du gallicanisme suivit de près le Syllnbiis. Depuis plusieurs années, la proclamation de rinfaillihilité était imminente. En 1854, avait été défini et proclamé le dogme de l'Immaculée - Conception ; 300 évoques, réunis à Rome, reçurent, par pure courtoisie, communication du décret, sur lequel on ne les consulta pas. Pie IX jugeait et délinissait sans la participation de lépiscopat, et la présence même des év('qnes rendait plus significative celte nouveauté introduite dans la constitution de l'Église. Les derniers gallicans, Bordas-Denioulin. Muet, lahbé Laborde, élevèrent des protestations énergiqu(^s : « Retenons cette date du !S df'cenibre 1854, a dit lluet : elle a marqué lavènement d'uu catholicisme nouveau, ce qu'on nous permettra

1. Pensées du cointf J. de Maistre sur la relitjion, lu iihilosopliie, (a IJoUHifue, l'histoire et la lillérature, rpcueillies par un Père (Toulouse, ISOi, 2 vol. in-12). En 1877, un éditeur des Considérations, Horoy, disait : - Sur les principes ponstitulifs des sociétés, de -Maistre est d'accord avec les encycliiiues récentes, depuis Tencyrlique Mirari vos jusqu'à l'encyclique Quanta cura. Après ces ailes solennels du saint-siè^e, on ne saurait l'accuser d'aller jus- ([u'aii |iarado.\e ou de soutenir des tlicories hasardées. On cominend pourquoi ses ouvrajies ont cliO([Mé et devaient choquer les liliéraux, et nous le sommes ou nous l'étions tims, à un certain ilciiiè. en France. Bon firé, mal gré, il nous faut nous convertir et chercher le salut du côté où nous ne voulions pas le rencontrer .. (p. 4U7).

d'appeler un catholicisme à outrance, avec lequel l'esprit moderne, la société moderne ne peuvent es|)ércr ni trêve, ni mercù ' ».

En France, le parti libéral lui-même avait pré[)aré les voies à rinrailliJjilité; Montalembert, Dupanloup, Gratry, ces futurs opposants du concile, avaient contribué imprudemment à la victoire finale de l'ultramontanisme. Montalembert en apposant sa signature sur l'adresse envoyée au pape par les rédacteurs de VAvenir, rendait un hommage implicite à l'infaillibilité Dupanloup écrivait dans son livre de la Souveraineté pontificale devant le droit catholique et le droit européen (18G0) que le pape était « la religion vivante, le juge en dernier ressort des cjuestions dé foi et de morale, la puissance surnaturelle personnifiée, le pontife investi du droit de définir la doctrine ». Gratry n'était pas moins absolu dans une note de son Traité de la connaissance de Dieu : « Presque tous les catholiques croient, disait-il, et tous admettent en pratique que le saint-père jugeant e.T cathedra en matière de foi et de UKinirs est infaillible ï.

Ces libéraux qui, suivant l'expression de Montalembert, avaient défendu « les droits du saint-siège, de la justice et de la vérité contre le gallicanisme des légistes et des universitaires », ne comprirent leur erreur que 1(^ jour où de cet ultramontanisme, qui était une école de liberté, on voulut faire une école de servitude'-. Ils commencèrent à redouter une infaillibilité, conforme à la doctrine de J. de Maistre, emprisonnant la vie religieuse et la vie civih^ des (itlèles, et les soumeltanl à l'absolutisme intégral.

L'accueil fait au Sytlabus par la plus grande paitic

1. /.(( rrraliilidii r<'li<iii'iisc nu \l\'' sit-clc. |l. 2S2.

2. l^cllrc (le iMoiilalt'iiilicrl a .Mur Silimir, arcli('V(''(|U(' île Paris< (lu M'plciiilirc 18.j:i), j)uliliéo |iar l.ccaiiiu'l. (iji. ril.. 1. Il, 10.").

INFLUENCE lH • l'AI'E . .y.VS

«les ('vtVjuos o\ (les prrtros redoubla leurs alarmes; les iiiaiiireslalioiis inrailliliilisles se iiiiilli|iliaieiil. tlaiis les leltres paslornli's, dims les ciuii-iles provinciaux, el r(-\r-(|iir (le l'uilieis. Mur l'je. disajl : « .Nous d<V-|aroiis adliiMci' pleiiieiiienl d'es|)ril el tle (•(eiir à toutes les sentences el allirniations doctrinales, à toutes les règles de croyance el de conduite énonc(''es par Notre Saint Pt'-re le Pape Pie IX depuis le connuenccmcnt de son pfudilicat jusqu'au préseni jour, el nous prononçons que c'est le devoir de tous les chrétiens orthodoxes de se soumettre à ces mêmes enseignements avec une humilie (d liliale doeildf'- de leui' iidelligence et de leur volonh'' ' ».

l/('dan élail donné : nulle o|)posili()n u'iMail plus (•a|)al)le d'arrêter la |)ro(;lamalion de rinfaiUihililé, .1. de .Maisire va dev(Miir de plus eu plus l'inspirateur d(> luit rauiout.'inisuii- hionipliaul .

N'est-ce pas son disriple en el'let, le lils de son intelligeiH'e, l'héritier de sa fougue, sinon de sa l>onne éducation, que eehii qui i't''geidail aloi's l'opinion calholique en i*'rance, et (pii la força à doulder les ('tapes sur le chenûn qui cond\iisait au dogme nouveau? Nous voulons parler dt> Louis \'euillot (pii lut pendaid cette pt-iiode l'iU-aide de la plus grande partie du rlergé. Dans les colonnes de Viiiivers reparurent les violences et l'ironie de .1. de Maisire, rendues plus meurtrières encore par un accent cynique et brutal de journaliste mal élevé, l 11 des collaborateurs île \'euillot, Aubineau. traduisait en termes crus la théorie d'insolence plusieurs fois tléveloppée jiar .1. de Maistre : € Le seul tort de Vinivers, disait-il, est de trop ménager ses adversaires. Il faut leur casser les reins du pnMuier coup : cela ne fait pas

!. Mamlotiioiil ilii S j.iiiviiT lS('i."i. ilans l'EiiryrUi^nr ,t 1rs rrcifiirs de Fnmcf (ISO'i), p. (m.

crier davantage, et cela ne fait crier qu'une fois' >. Veuillot que l'on a appelé avec raison le plus grand insulteur (le la presse contemporaine -, accablait de sarcasmes tous ceux qui ne s'enthousiasmaient pas au seul mot d'infaillibilité : le Correspondant ayant montré l'inconvénient de créer un dogme nouveau par acclamation, Veuillot s'écriait : « Le Correspondant veut que l'on discute, et que le Saint-Esprit prenne le temps de se former une opinion. Il a cent arguments pour prouver combien le temps de la réflexion est indispensable au Saint- Esprit ^ ». Les gallicans ou les tièdes ultramontains étaient, par lui, mis au ban du catholicisme comme de simples hérétiques. «■ Nous ne suivrons pas Coriolan chez les Volsques, » disait-il de Montalembert. et s'il ne le damnait pas, comme J. de Maistre était sur le point de le faire pour Bossuet. c'est qu'il espérait un repentir in extremis du chrétien qui avait dit : « L'Église, c'est une mère». Un livre de Mgr Maret étant annoncé, VUnivers le défère à l'avance à l'index : « Lors même que Mgr Maret parlerait exactement de l'infaillibilité pontificale comme vient d'en parler le pntriarche schismatique de Constantinople, l'effet ne serait pas plus grand ^ ». Avec l'audace d'un laïciue. que les difficultés de la théologie n'embarrassent pas, Veuillot tranchait en ces termes des questions que Mgr Pie déclarait (jraves, délicates et complexes : « L'Univers n'a pas eu besoin de faire de théologie, et la France n'a pas besoin de théologie pour apprécier et discuter ses preuves. Si elle sait le catéchisme, cela suffit '^ i.

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