I.NKLl'F.NCF. IX • PAIT
I »(• leur i-ù\i'\ les iill i-.iiiioiilaiiis rcpronaiiMit l'argiinuMil MiiiM'iil iii\u(|ii('' |i.ii- .1. (Il- Maislrc, sur Ihh effets révolulioiinaires de la (l(''clarali«)ii do lOlSi. C.'vsi en vin- de c<»iii|ti'im(M-cosorr('ls (^orrupk'ursde Icspril modciiic, (pic les idliaiiioidaiiis proposent d'accorder au pape la pléiiiliidc de la piùssaiice. « Oui ne voU, écrivait le cardinal Anlcmelli an nonce de Paris ( 11» mars 1«70). fjne non sen leinenl laiildiili' des princes ne recevra ancnne atteinte de la snprénialic pontilicale. mais (ju'elle y trouvera au contraire son plus ternie ajjpui.... Par le fait même ({ne le principe dantoi'ité recevrait une nouxclie vigueur dans IK^Iise et dans son chef, le pouvoir souverain recevrai! nécessairement une nouvelle impulsion, puis- (pTil a la iiiiMiie origine divine et [)ar consi-quent aussi des inlér<''ls coiiMUuns. »
(^e rapprochement entre les nltranuudains de 1869 et Ir grand apologiste de 1819 n'est pas artilieiel : car J. de Maistre est nettement revendicjué comme le promoteur de celte doctrine qu'il faut enlin faire aboutir. L"Hglise est rendue solidaire de la réputation de cet écrivain : «M. de Maistre, disait un de ses admirateurs a, plus (piaucun auti-e. obtenu cette gloire de souffrir dans son génie et ses œuvres une vraie persécution pour la justice. L'opposition qu'il soulève est d'un ordre particulier. Ses contradicteurs ne sont pas des critiques ordinaires, ce sont des ennemis, — et des ennemis transportés <\r cette sorte de haine ((ui voudrait iVapper en lui un anirc (pic hii '. » Cet autre, on l'a devini-. c"csl le Pape. Donc désormais la docirine de .1, de Maisln^
1. Itoiici- (lt> Si'zi'val, ./. (le Mditilrc. ses (li'-lr(trlriir.<. .s'o/i f/c'/iic. l'.iris. ISO."), p. I. bn préface csL si^iiee : du b.i<-. l/oii viaiic lui i('iiii|iriiiié en IST'.I, siius ce lilie : ,/. dr Maislrr, par Lmiis .Mureaii ; 1,1 pn'l'ace do IS(l') est coiiservei' avec (|iicli]iic> v.uiantes. in.iis tdiile sii^nalnro pailiciilièrc a disparu.
participée rinfaillibilitéde celui à qui l'on voudrait attribuer ce privilège. Guéranger, répliquant à Mgr Maret, regrettait cette funeste scission des libéraux, (jui a fait rentrer dans l'ombre les « écrits profonds et lumineux de J. de Maistre »; mais ils revivront : « Mgr de Sura, disait-il, s'est donné, dans son livre, la satisfaction de mesurer J. de Maistre. A l'en croire, cet écrivain, ce ))ubliciste, ce philosophe serait au fond assez peu de chose, et le moment serait arrivé d'en finir avec sa réputation usurpée. Joseph de Maistre n'étant pas plus que Bossuet au rang des Pères de l'Église, je me garderai devoir un grief quelconque dans l'attaque dirigée contre lui. Il n'est si grand homme qui n'ait eu ses détracteurs, et celui-là peut se défendre tout seul.... Le lion est mort; il ne vit plus que dans ses immortels écrits; mais là encore il effraie l'erreur et réjouit ceux qui aiment la vérité. J. de Maistre n'était qu'un homme, il a pu errer comme toul homme; mais nous sommes assurés qu'il ne peut errer quand il met son génie au service de la foi 1 ».
Les liistoriens se sont demandé comment cette question de l'infaillibilité que ne mentionnait même pas la bulle d'indiction traçant le programme du futur concile, s'était introduite, et avait insensiblement jjrisla première pince. Kn réalité, le concile était dans ]"o])ligation de définir le nouveau dogme : d'abord celui-ci découlait coiiune une conséquence nécessaii-e de la proclamation d(> 11 mmaculée-Conception ; ensuite le concile dii \'atican était le premier ([ui lïil l'iMuii depuis l(iS2. Si les conciles aidé-