‹ Joseph de Maistre et la papautéChapitre 18 sur 152 · I.eUrf (lu 22 mai ISU, Cmirsii., [. Vi, p. 427 et s · texte numérisé non relu

I.eUrf (lu 22 mai ISU, Cmirsii., [. Vi, p. 427 et s

2. Lcitrc nu tonito do Blacas, 27jaiivii'r ISIO, t. V, p. 243.

ne fut pas obtenu. J. de Maistre ajiprit quelques mois plus tard, et ee fut son unique consolation, que son ami Blacas était délégué à Rome pour négocier le nouveau concordat projeté entre Louis XVIII et Pie ^'II. Il lui écrivait :

« J'ai été ravi, M. le comte, de vous voir au poste où vous êtes. Pour une foule de raisons inutiles à détailler, le Concordat et surtout la concorde entre la France et le Saint-Siège étaient une œuvre laïque. J'espère que vous aurez attaché votre nom à un grand et glorieux résultat, qui marquera dans l'histoire, et dont l'Église et l'État s'applaudiront également '. «

Mais déjà il avait commencé son long travail sur la papauté, et, dans la mesure de ses forces, il tâchait de contribuer à ce grand œuvre, qui lui paraissait la principale affaire de la Restauration.

Pour l'accomplir, il fallait s'adresser à la France. C'est de la France qu'était venue, à toutes les époques, la plus grande résistance à l'absolutisme de la papauté; mais la France est la première nation catholique, la fdie aînée de l'Église. Elle est encore le grand moteur des idées en Europe, et l'idée qu'elle rejette est condamnée au tribunal des nations.

En 1815, il écrivait au prince Koslowski :

« Rien de grand ne se fait dans notre Europe sans les Français. Ils ont été à cette époque (de la Révolution) ridicules, fous, atroces, etc., tant qu'il vous plaira; mais ils n'en ont pas moins été choisis pour être les instruments de l'une des plus grandes révolutions qui se soit faite dans le monde, et je ne puis douter qu'un jour, qui n'est pas loin peut-être, ils indemniseront richement le monde de tout le mal qu'ils lui ont

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