‹ Joseph de Maistre et la papautéChapitre 26 sur 152 · Matter, SainL-MarUit, sa cie cl ses écrils, |i · texte numérisé non relu

Matter, SainL-MarUit, sa cie cl ses écrils, |i

JOSEPH r»F, .MAISTRE F.N lUSSIE. 29

rlicrclii'i'i'iil (liiiis riiistoil'c ('(•(•li''siiisli(|iif iiiir' solution aux (loiilcs (loiil leur (diiscicncc rlail alaiiin'i'.

Plus (l'uiic l'ois. (Il- Maislrc lui le conlidciil df ros àiiirs iiii|iiii''t('s. louriiKMih'cs par de vai,'iics aspirations vers uni' loi pins (''clairc-r. 11 ('ci'il. en IHOl), une lettre à une (lame i)rotesl(intc sur In Dtnxinw (ju un honnête homme ne chanije JuiiKiis de relitjion '. La conilesse Tolstoï, lenuiie ilu ^'land uiar(''clial de la couronne, et l>elleso'ur du gouverneur de Pétershourg, ayant lu largunientalion de .1. de Maislre, en fut impressionnée, et demanda la perniission de poser à l'auteur une question : de cette considtation sortit (8 février 181U; la grande lettre de J. de Maislre à une dame russe sur In nnlurr et les effets du schisme et sur l'unité catholique -.

La comtesse Tolstoï était la sir'iii' de la comtesse de Hostopcliinc: elle recevait souvent chez elle J. de Maislre; là. perdus dans la foule îles invités, la comtesse et le dii)lomate se livraient à de graves entreliens, que de Maistre retoucliail poui' en faire un chal)itre des Soirées de Saint-Pétersbounj .

Nul doute que la comtesse Rostopchine nait été puissamment i)oussée à la conversion par linduence du grand penseur : sa pai-ole savante et i)ersnasive vainquit les derniers scrupules qui l'arriMaieiil au seuil d<' la croyance. L'historien du comt(> d(^ I{osto|)chine nous a fait le récit de cette journée héroïque où la comtesse, poussée par le reniorils à raltiruiation extérieure de sa foi, la confesse à son mari, (pii. pendant toute une semaine, l'esta dans un silence ilouloureux, et enfui ouvrit ses hras à sa fenune catlioliipie en lui disant : « Tu m'as (i(''cliir('' le c(eur. mais tu as i-aison (rolt(''ir à

L mùn'i-i'X runiidrlrs. I. VIII. p. 12'.).

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