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ta conscience, c'est la volonté de Dieu. N'en reparlons Jamais ' ». Mais la catéchumène brûlait de parler à ses sœurs, la princesse Galitzin, la comtesse Tolstoï et la comtesse Barbe Protassow. Quelle scène touchante! Après l'aveu « elle s'attendait à des récriminations ou à des larmes : elle ne vit couler que des larmes de joie. Au premier mot qu'elle prononça, la princesse Galitzin se jeta dans ses bras, en disant : Et moi aussi, je suis catholique! — Moi de même, s'écria la comtesse Barbe. Des quatre sœurs, la comtesse Tolstoï seule n'avait point abjuré 2 x.
Elle aussi se convertit, ainsi que sa fille; d'autres grandes dames encore imitèrent leur exemple : telles la comtesse Golovine et ses filles, telle la princesse Al. de Dietrichstein, née Chouvalow^; telle surtout Mme Swetchine.
Mme Swetchine, dont Sainte-Beuve a dit qu'elle fut « la fille intellectuelle de J. de Maistre », mit à l'étude de la question religieuse une passion admirable; elle suivait volontiers les conseils de son apôtre laïque ; mais, dans ce lent travail de la conversion, elle voulut toujours que son intelligence fût la complice de son cœur. Plus raisonnable que sentimentale, éprise de vérité plus que de mysticisme, elle ne se rebuta devant aucun travail : « Je puis dire, a-t-elle écrit dans le Journal de sa conversion, que j'ai redouté Téloquence comme on peut fuir la magie quand on y croit; que je me suis soustraite à l'ascendant du génie, comme à celui de l'amitié, et que j'ai écarté le sentiment comme complice de mes trop