Id., p. 164 et
3. Cf. sa Conversion racontée par elle-même, Paris, 1879. Rien de plus attachant que les Confessions du comte Grégoire Chouvalow qui, lui aussi, se convertit par la lecture raisonnée de Pascal et de J. de Maistre.
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loneruos hôsitalions ' ». l^llo njonlnit : « Pour arriver à la v('ril(\ j'ai (Miii»niiil('' au prolcslaulisme sa marclio. «|u<>i((U(' uion l)ul IVil l)i(Mi dilIV-icul <iu sien ». J. de Maistr<' s'im|tii(iiMilail de ces louleurs, de cette conversion sans cesse ralentie par des rechercdies, j)ar des lectures toujours renaissantes; l'affectueux intérêt avec lequel il suivait les progrès du catholicisme en cette Ame si sincère et si noble, lui arrachait parfois des plaintes :
€ Vous voulez donc jeter dans les bassins de votre balance, d'un côté, Bossuet, Bellarmin et Malebranche, de l'autre, Clarkc, Abbadie et Scherlock! — Et vous les pèserez sans doute! — Mais, pour les peser, il faut les soulever : belle entreprise pour votre élégante main!... Jamais, madame, vous n'arriverez par le chemin que vous avez pris, ^'ous vous écraserez de fatigue ; vous gémirez, mais sans onction et consolation, vous serez en proie à je ne sais quelle rage sèche qui rongera l'une après l'autre toutes les fibres de votre cœur, sans pouvoir jamais vous débarrasser ni de votre conscience, ni de votre orgueil.... La conversion est une illumination soudaine, comme dit Bossuet -. »
Une âme moins fortement trempée eût regimbé sous la main d'un directeur qui voulait en quelque sorte user de violence pour la pousser au catholicisme et qui, au lieu de la guider dans sa marche, la raillait sur l'inefficacité du chemin qu'elle avait choisi. Mme Swetchine tenait bon : l'effort lui paraissait la mesure de la grandeur, et si sa conversion devait se produire un jour, elle voulait que cette conversion ne fut pas une apostasie, et que l'excellence des motifs justifiât à ses