‹ Joseph de Maistre et la papautéChapitre 35 sur 152 · Histoire de Bossue l, liv. VI, n · texte numérisé non relu

Histoire de Bossue l, liv. VI, n

LES SOURCES DU • l'AI'E . 47

Llî]m|)ire et la Restauration lavaient comblé d'hoiiiieurs : ilirecteiir lifénéral de l'instruction publique, pair (le France, cardinal, membre de l'Académie française, ministre d'Ktat, il jouissait de l'estime et de la considération générale. J. de Maistre lui-même ne le combattit pas sans lui prodiguer les éloges : « Où trouver, disait-il, plus de candeur, plus d'amour pour la vérité. |)lus d'instruction, plus de talent, plus de traits saillants du cachet antique, que dans le prélat illustre que je viens de citer, à qui j'ai voué tant de vénération, et dont l'estime m'est si chère ' ».

Cependant il ne cacha pas son dessein d'utiliser Bausset pour réfuter Hossuet : il se permit dinferi)réter les faits amassés i)ar l'historien, de négliger ses discussions les plus solides, celle, par exemple, qui prouve l'authenticité de la Defensio declaralionis ; enlin de reproduire les erreurs cjue la diligence de Bausset n'avait pu éviter, et (jui pouvaient servir la cause ultramontaine.

C'est ainsi ({n'examinant la chute de Libère, J. de -Maistre invoque Bausset pour confirmer l'opinion des ultramontains d'Italie, Mansi et Orsi :

« Les docteurs italiens, dit-il. ont observé (pie Bossuet, i[ui, dans sa Défense de la déclaralion, avait d'abord argumenté, comme tous les autres, de la chute du pape Libère, pour établir la principale des quatre propositions (de 1082), a retranché lui-même tout le chapitre qui y est relatif, comme on peut le voir dans l'édition de 1745. Je ne suis point à même de vérifier la chose dans ce moment, mais je n'ai pas la moindre raison de me défier de mes auteurs; et la nouvelle histoire de Bossuet ne laisse d'ailleurs aucun doute sur le repentir de ce grand homnie.

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