‹ Joseph de Maistre et la papautéChapitre 58 sur 152 · LcUr,- incdile, 4 mai 18IS · texte numérisé non relu

LcUr,- incdile, 4 mai 18IS

qu'il lut aux idées ultramontaines, il crut bon de lui demander des corrections. J. de Maistre les promit; il terminait ainsi sa lettre du 4 mai 1818.

« Je ne sais si je suis à temps, car vous me parlez comme si l'on avait commencé l'impression. D'un autre côté, vous me proposez des corrections, de manière que je demeure en suspens. Quoi qu'il en soit, je ne veux pas avoir rien à me reprocher, et dans le cas où l'on n'aura point encoi'e commencé, je vous prie en grâce, M. l'abbé, de me continuer vos observations et d'être bien sûr qu'elles seront reçues avec beaucoup de reconnaissance et que les corrections ne se feront point attendre. »

Mais l'abbé Besson, comme l'abbé Vuarin, pliait déjà sous le poids des affaires; l'Eglise de Lyon n'était pas encore sortie de la crise déchaînée par la destitution de son archevêque, le cardinal Fesch; l'abbé Besson, qui était précisément le chef du parti hostile à l'oncle de Napoléon, se prodiguait en démarches, en démonstrations, en actes de toute sorte, pour contrecari'er les projets du vicaire général Bochard, défenseur intrépide des droits de l'épiscopat, violés en la personne du cardinal Fesch.

Mener de fi'ont une entreprise liée aux plus grands intérêts de la politique et de la religion, et la revision d'un énorme manuscrit, il ne fallait pas y songer. Besson chercha dans son entourage un correcteur de loisir et de science sûre, il le trouva en la personne, non d'un homme d'église, mais d'un laïque : Guy-Marie de Place.

Le 2 mai 1818, J. de Maislre. qui vient d'être mis au courant de cette intervention, l'accueille en termes très courtois :

« \'ous m'avez fait, écrit-il à l'abbé Besson, un plaisir

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