‹ Joseph de Maistre et la papautéChapitre 75 sur 152 · I,l('r (le rrjlal. 3" édil.. 1S!»8, p. III · texte numérisé non relu

I,l('r (le rrjlal. 3" édil.. 1S!»8, p. III

yuiiLgi i:s HKMAiioi i:s i'iii;Li.Mi.\Aiiti;s. i-i?

(•(•Ile iiisUluliori. (|ii(> les |ui|t<'s oui cii riioiiiinir diiiiiiintciiii'? KsI-il vi-;ii (jik; 1;i iiioiiïU'cliir IVîniraisc, [khit \ir cilcr <|iu' celle-là, [xM'Ic <''\ idciilc la iiiai'((uc de l'aclioii des papes. vA la eoiisliiiilioii rianeaise n'csl-elle pas iH-e du (l(''vel<)ppeineiit giadiiel de la royauli', dirigée l)ai' les légistes vers li' modèle de reiiipiic romain, sans ({ue les papes aienl jamais iloiiné à nos ancêtres un seul de leurs droits, la i)art la plus intime de liberté?

.1. de Maistre exagère, lorsqu'il revendique pour la seule papauté ce qui est le i>ali'imoine de l'I'^glise : aussi parli'rons-nous (brl peu de celle 3*^ partie de Touvrage, qui nesl rattachée à Tensendjlc (juc par un arlilice de iogi(jue.

Le livre 1\' {Du Pape dans son rapport avec les églises nommées schismaliques) doit au liasard des circonstances, connue nous l'avons vu, de figurer dans l'ouvrage. Il monti-e (jue le souverain pontife étant la base nécessaire, unirpie et exclusive du christianisme, toules les églises ([ui, comme l'église russe, rejelfeid ce dogme, sont protestantes.

.Mais il est difficile de juslilier la ntM-essité des onze clia|)ilres dont il se conq)osc : ilabord ([ualre font, sur un ton amer, rhislori«pu' du caractère, d(^s arts, des sciences, de l'arl niililaire el de r<''lat moral des (irecs, et l'auleur lui-même eut l'intention tic retrancher cette violente diatribe. El surtout, ([uand on a lu altenlivemenl celle partit; de l'ouvrage, on reconnail que le véritable titre serait : Elal des éijiises séparées du pape. 11 était nécessaire de montrer, comme J. de Maislr<' l'a fait, l'avilissement, la nullib-, l'obscurib'' des églises devenues protestantes par la s(''parali<m, ainsi (pie les malheurs, la (h'gradalion et l'esprit d(^ haine <[iii t'Iaienl l'i-flél du schisme. Mais, pour remi>lir son tilre. ,1. de Maistre devait aussi peindre la conduite tlu clief île

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l'Église à l'égard de ces églises, soit au moment de la séparation, soit dans le cours de cette séparation, et faire ressortir la tendresse, la paternité, en opposition à la haine. Cette omission est d'autant plus regrettable, que les Grecs ont fait aux souverains pontifes de violents reproches, dont les protestants se sont servis i)Our attaquer l'Église catholique.

Nous ne nous arrêterons donc pas aux idées de ce livre IV, car elles ne tiennent pas d'assez près au sujet K

Restent les livres 1 et II, dont nous exposerons la doctrine avec quelques détails. L'auteur essaye d'abord de fonder par des arguments théologiques l'absolutisme du pape et son infaillibilité; ensuite il veut justifier, par le raisonnement et par l'histoire, la théocratie, c'est-à-dire le pouvoir indirect du spirituel sur le temporel.

Dans ces deux livres, il ne faut pas chercher une composition rigoureuse : ils se terminent, l'un et l'autre, par une digression; chacun d'eux contient des développements parasites, comme des réflexions sur l'écriture cursive (I, xv), et une étude sur la bulle Inter caetera ou sur la bulle In caena domini (II, xiv et xv). L'ordre des chapitres est également répréhensible : tel morceau a pu passer, sans raison, d'un chapitre dans un autre; Bossuet, attaqué une première fois, l'est encore dans un chapitre spécial.

1. La ((inclusion n'est pas mieux composée. Un long passage, ajoute au manuscrit, conlient une exhortation aux prolestants, et surtout aux Anglais, ([ui sont invitc's à se rapprocher de Home. Or les protestants ne sont pas directement visés dans rouvrage. Le reste de la con(;lusion a trait aux Français, coupahles d'avoir voulu établir une église nationale et, par là, d'avoir tenté une réhellinn contic la suprématie du pape; cette partie, se comprenait beaucoup mieux, lors(|ue le livre de VÉglisc gallicane n'avait pas été détaché de l'ensemble.

QUELQUES lti;.MAI!QL'i;s l'IiKI.I MINAIMES. loO

Nous ;iv<iiis, scinlilc-t-il, lr droit de dii'c (|iii' lr |il:iii du l'iiiii- est lirs nolliuil. Le di'raid l'sl ordinaire riiez (•('I t'crivaiii, donl 1rs Considéralioiis cl VEssni sur le principe (jênèrnieuv oui plus de riij;-iiciii' apiiarciilr ([iic de liaison réelle, el doiil les Soirées de Sainl-l'élersbuunj sont une conversation pins {juiin livre. Sans avoir la itrétenlioii de relaire le plan de ce livre, nous espérons mettre de la colK-sion dans rex|)osé des idées de J. de Maistre relativement à la papauté.

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