‹ Joseph de Maistre et la papautéChapitre 77 sur 152 · I . Ditisrrliilin imirriti. c. xi · texte numérisé non relu

I . Ditisrrliilin imirriti. c. xi

encore on appelle à son aide toutes les ressources de limagination; on raffine, on renchérit sur la réalité, et on pose des questions invraisemblables, dont on s'efforce en vain de trouver la solution.

Ainsi tous les théologiens conviennent que le concile a le droit d'agir contre un pape coupable d'hérésie; mais ils se sont demandé si le concile a le même pouvoir dans le cas de schisme, et des auteurs graves, la Tour-Brûlée, Cajetan, Duval, ont spécifié les diverses sortes de schisme dont le pape peut devenir coupable.

Ces hypothèses, où se complaît Timagination parfois déréglée des théologiens de profession, paraissent, à des profanes, déplacées ou même irrespectueuses. La haute raison de Bossuetne laisse pas pourtant d'excuser cette casuistique de l'infaillibilité; faisant allusion à des théologiens qui s'arrêtaient à des questions comme celle-ci : qu'arriverait-il si le pape décidait contre ce cjui est déterminé par l'écriture sainte"? il les appelle des auteurs très sensés : « En effet, dit-il, ils ne s'amusaient pas à débiter leurs imaginations sur des possibilités métaphysiques, mais ils cherchaient sérieusement à s'instruire sur des points physiquement possibles ^ ». Ce sont là des questions bonnes à soulever dans l'école, et nous sommes avec J. de Maistre. cjuand il rejette les Suarez et les Escobar de la papauté, avec leurs suppositions cpii ne se sont jamais léalisées pendant dix-liuit cent dix-sept ans.

Nous souscrirons donc pleinement à cette déclaration de J. de Maisli-e :

« On pourrait, en théorie générale, élever des qu(;stions curieuses; mais j'aurais peur de me jeter dans les subtilités et d'être nouveau au lieu d'être neuf, ce qui

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