Autour d'un petit livre, p
LA MO.NAHClIli: AllSOLlIi Kl l'AI'lJ. 165
Iciniis. <'l r()ri,'aiie rudiincntaire s'est lortifié pour rt'puiHlir au développement des membres de l'Église universelle; cependant le princi|)e de cette autorité auniil pu rester, conrorméuienl à la j)rédication divine, un service, un ministère, au lieu de devenir une domination.
Aussi bien la monarchie de l'Église ne lut-elle d'abord rien moins qu'absolue; l'un des théoriciens cités par .1. il<' Maistre, Bellarmin, lavait renuircjué :
« Doctores catholici in eo conveniunt omncs, ut regimen Ecclesiasticum, hominibusa Deo commissum, sit illud quidem monarchicum, sed tenq)eratum ex aristocratia et democratia '. »
Le peuple, en elïet, dans l'Église primitive, prenait part aux élections des dignitaires de TÉglisc. Ce caractère démocratique du pouvoir spirituel ne tarda pas à disi)araître; le bas clergé perdit aussi ses prérogatives, et fut complètement évincé du partage de la puissance.
Mais les évèques, au moins, ('(tnlinuaient à rester en possession de leurs titres; « établis pour gouverner l'Église de Dieu », suivant le mot de saint Paul, ils étaient autre chose que de simples délégués du pouvoir central, et ils détenaient une part de l'autorité gouvernementale et législative. Duval et .Marca, deux ullramontains du xvu'" siècle, l'enseignaient en termes explicites; Bossuct, très attentif à défendre la puissance du poulifc romain c(jnlr{" les h(''rétiques qui la considéraient comme « un établissement purement humain », inconnu à la pieuse antiquité, et fortifié au cours des temps -, niainteiuiit avec énergie l'autorité île lépiscopal: au lieu du chef unique et absolu, itlacé |)ar