I'(i]i<', Discours iirrliiiùnairr. p. xxu
L I.NFAILLIIULITt: DU l'Al'E. 201
les iirolcslaiils cl les callioliqucs les plus autorisés ont i'\|»iimi'' leurs sentiments. Le pasteur Frank Puaux, «lirrclcur (le In licvne rlirélicnne, juf,'oait ainsi les (-onsé- (puMiccs du dogme de 1870 :
t Le pape infaillible ne poid ni se soumet Irc ni se d»''mettr(>. La réunion des Eglises ne serait donc possible que si les Kglises dissidentes reconnaissaient liniaillibilité personnelle du saint i»ère, et, par là même, renon- (jaient à leurs croyances particulières pour accepter celles de l'Eglise catholique, qui, se dc'clarant maîtresse de l'absolue vérité, ne saurait transiger. 11 ne i'audrait donc plus parler de réunion, mais de soumission des Eglises au pouvoir papal. Sans doute on pourrait dire que l'Eglise catholique ferait certaines concessions de forme, mais sur le fond elle ne pourrait, en raison de l'immutabililé du dogme, se prêter à aucune transaction. Tel est le fait (|ui domine toute discussion sur la réunion des Eglises '. »
Après une telle déclaration, il est permis de se demander si Hossuet ne servait pas mieux les intérêts du catholicisme, quand il refusait au pape cette infaillil)ilité personnelle et séparée, que les hétérodoxes feront toujours sortir du décret ambigu de 1870, oîi les ultramontains modérés ne veulent rien voir de nouveau, mais où il est dit pourtant que les définitions dogmaticjues du pape sont irrélbrnuibles jjar elles-mêmes, « ex sese. non auteni ex consensu Ecclesiae irreformabiles esse- ».