‹ Joseph de Maistre et la papautéChapitre 90 sur 152 · L.i Rrmr ilii 15 scpli-miiiv lOdi. p. I."i · texte numérisé non relu

L.i Rrmr ilii 15 scpli-miiiv lOdi. p. I."i

2. (Iclti' runiiiili', .M. Viiillcl riiili'i|)rr"ti' ainsi : le (■(iiisciiti-nuMit (io riifilisf no pi'nt pas ne pas pm'.xister a une dclinilion ex ratlu'iliù; le pape ((ui pmniul^^ut» un cnscifrncnwnt c.r i-nlUrdra est siniplcinctit la liuinlif cl la parole de rKp,lis('. M. Turinol déclare cctic inlcrprclatimi infrcnicusc. mais il fait rcMiari|Ucr (|n(> pliisiciii's llic(dn;:icMS Pavaient proposée, au concile du Vatican, cl (juc les mois e.r srsf. elc, lurent destinés à l'écarter.

Nous nous arrêterons moins longtemps sur les conséquences politiques de rinraillii)ilit('', l'examen de cette question devant trouver sa place ailleurs. Rappelons seulement que les ultramontains se sont efforcés d'établir un lien étroit entre l'infaillibililé pontificale et l'absolutisme royal. Leur raisonnement se formulait ainsi : celui-là seul, qui donne à la souveraineté du pape sa légitime extension, peut accorder au jjouvoir civil la soumission nécessaire; la politique et la religion forment un tout; on n'est un sujet docile cju'à la condition d'être un croyant soumis.

Ces idées, chères à J. de Maistre, avaient déjà cours au XYiP' siècle ' ; l'infaillibilité religieuse du pape a pour corollaire la monarchie absolue du roi; la royauté n'échappe au contrôle des États généraux et aux représentations du parlement, que si le saint-siège n'a pas à subir l'examen des conciles: toutes les libertés se tiennent : les libertés gallicanes sont révolutionnaires.

J. de Maistre, est-il besoin de le dire, ne trouva i)as la solution du problème théologique. Cependant il eut une vue de génie, lorsque, après avoir combattu, comme ses prédécesseurs, sur le terrain histori(iue , il s'en éloigna, en disant que seule une autre méthode pouvait faire avancer la (juestion.

Jusque-là, les partisans et les adversaires de l'infaillibilité avaient cherché leurs arguments dans l'histoire : ils avaient interrogé l'Écriture, i'ouillé la tradition, et interprété à la lumière de leur raison les faits noudtrcux

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