I. Génie du christianisme, 4" parlio, liv. VI, cli. vi
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sa tlirsc, il la (N'voloppa davantage, accorda quolques Ii'Lrrrcs ;illi''mi;ilioiis à son oliservalcnr, et hiiica de liruyaiits sarcasmes à l'adresse des myo/ies qui ne savent pas lire l'hisloire coninn^ il convieid, c'est-à-dire en la rcfj^ardaid de liant.
Augnste Comte, (pii ponrtant savait regarder de haut, admettait » l'irrécusable nécessité de cette adjonction temporelle à la suprême dignité ecclésiastique »; mais il en voyait aussi les « graves inconvénients, essentiellement inévitables » : « La pureté, dit-il, et même la dignité du caractère pontifical se trouvaient dès lors exposées sans cesse à une imminente altération directe, pai- le mélange permanent des hautes attributions propres à la papauté, avec les opérations secondaires d'un gouvernement provincial ' ».
Nulle part ces dangers de la puissance temporelle des papes n'ont mieux éclaté que dans les entreprises des papes sur les souverains.
Il importe d'abord de faire une distinction : les souverains peuvent être envisagés soit comme chrétiens, soit comme chefs d'État. En rappelant un souverain catholique au respect de la loi religieuse, les papes exen^aient un droit légitime de surveillance sur la foi, et le ])rince devait se soumettre à cette juridiction spirituelle. Il n'était pas rare qu'un roi trouvAt auprès de lui des évéques pour excuser ses défaillances; Bossuet lui-même frend)lait de n'avoir pas toujours eu l'intrépidité d'un Ambroise arrêtant Théodose à la porte