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L'AUTORITÉ

Si l'unité c'est le bien, si le mal c'est la division, il n'est pas douteux que la division ne soit fréquente, et, comme beaucoup d'observateurs réfléchis et de penseurs solitaires, Maistre avait facilement l'observa^ tion attristée. Son système l'y portait sans doute,

— si d'ailleurs il n'est pas susceptible de s'expliquer lui-même partiellement par ce trait de son caractère. Il a pénétré assez profondément dans les sentiments de l'homme pour voir le fond vaseux que recouvre une eau plus ou moins limpide ; ses jugements sur l'humanité sont durs, et sinon tout à lait justes, — lui-même n'en serait peut-être pas toujours bien sûr

— du moins et bien certainement, plus justes que charitables : « Je ne sais ce qu'est la vie d'un coquin dit-il, mais celle d'un honnête homme est abominable. Qu'il y apeu d'hommes dont le passage sur cette sotte planète ait été marqué par des actes véritablement bons et utiles. . . Mai;-; qu'est-ce que le commun des hommes et combien y en a-t-il sur mille qui puissent se demander sans terreur : Qu'est-ce que j'ai fait dans ce monde ? En quoi ai-je avancé l'œuvre

(1) Leitres et opuscules, I. 450.

générale, et que reste-t-il de moi en bien et en mal ? » (I) Il dit encore ailleurs « ayons nous-mêmes le courage de visiter nos cœurs avec des lampes, et nous n'oserons plus prononcer qu'en rougissant les mots ûevei^tu, de Justice et d'innocence. Commençons par examiner le mal qui est en nous, et pâlissons en plongeant un regard courageux au fond de cet abîme ; car il est impossible de connaître le nombre de nos transgressions, et il ne l'est pas moins de savoir jusqu'à quel point tel ou tel acte coupable a blessé l'ordre général et contrarié les plans du législateur éternel. » (2)

L'innocence, on le sait, n'est pas de ce monde ; c'est une des vérités qu'il développe dans les Soirées à propos des manifestations sur la terre de la justice divine. Avec sa profonde logique, il a bien vu la cause ou le caractère de ce mal qui existe dans l'homme, l'unité brisée et la division. De nos jours on entend souvent parler de dédoublement de la personnalité. Au temps de Joseph de Maistre, c'était plus rare, il y avait bien eu déjà les vers fameux de Racine et les paroles de quelques moralistes. Maistre, dans quelques mots jetés en passant, voit juste ici, et il voit plus loin : « Gomme l'hypocrisie proprement dite m'a toujours paru beaucoup plus rare qu'on ne l'imagine communément et que je crois à ce vice hideux aussi peu qu'il m'est possible, je ne

(1) Lettres et opuscules,!. 450.

(2) Soirées de St-Pétersbourg, I. 214.

retuse point de mettre sur le compte des contradictions humaines tout ce qu'elles peuvent expliquer. Tous les jours on dit : c'est itn hypocrite, mais pourquoi donc, quand il suffit de dire : c'est un homme ? Sénèque a tort bien dit : Magna res est unum hominem agere. Kn efïet, il n'y a rien de si difficile que de nétve qu'un. Quel homme sensé n'a pas mille lois gémi sur les contradictions qu'il aperçoit dans luimême ? Celui qui fait le mal par faiblesse, après avoir fait le bien par ostentation, est coupable sans doute, mais nullement hypocrite. »

Pour lemédier au mal et à la division il ne faut donc pas compter sur un accord spontané des esprits et des cœurs, l'homme est mauvais, le péché originel pèse sur lui, il reste deux moyens de salut, l'un préventif, pour ainsi dire, l'autorité, l'autre répressif, l'expiation. Ils peuvent soit nous aider à préserver l'unité que nous conservons, soit nous faire reconquérir l'unité perdue.

L'autorité est la condition du maintien de l'unité, elle la représente et en quelque sorte elle la personnifie. Il laut que la société religieuse et la société civile soient dirigées, il faut quelqu'un pour imposer une direction, pour indiquer la voie à suivre, pour taire cesser les conflits toujours possibles, Cette autorité pour exister doit être infaillible. Infaillibilité dans l'ordre spirituel, souveraineté dans l'ordre temporel, ce sont pour Maistre des mots synonymes. « L'un et l'autre expriment cette haute puissance qui

les domine toutes, dont tous les autres dérivent, qui gouverne et n'est pas gouvernée, qui juge et n'est pas jugée » (1). L'infaillibilité seule peut maintenir l'unité des croyances, seule elle peut faire que les difficultés soient dénoncées sans retard, les schismes prévenus, les esprits gardés de la division et de l'hérésie. La défense de l'infaillibilité du pape est faite par Maistre avec une vigueur et une abondance d'arguments bien remarquable, je ne dis pas convaincante, je le dirais si je me plaçais à son point de vue.

A force de voir dans l'autorité la condition nécessaire de l'unité, sa cause, et pour ainsi dire sa représentation concrète, on en vient à les rapprocher et à les confondre. Le pape et la religion sont étroitement unis l'un à l'autre, dans la doctrine de Joseph de Maistre, au point de ne plus faire qu'un. « J'ai toujours eu en vue, dit-il, ce passage de Bellarmin, non moins avoué par la raison que par la religion : Savez-vous de quoi il s'agit, lorsqu'on dispute sur le Saint-Siège ? Il s'agit du christianisme » (2) .

La papauté est donc « le pouvoir suprême, unique, indéfectible, établi par Celui qui ne nous aurait rien appris s'il nous avait laissé le doute ; établi, dis-je, pour commander aux esprits dans tout ce qui a rapport à la loi, pour les tenir invariablement unis sur la même ligne, pour épargner enfin aux enfants

(1: Du Pape, 18.

(2; Lettres et opuscules I. 378.

de la vérité l'infortune et la honte de divaguer comme l'erreur » (1).

Avec cette conception du christianisme on comprend l'opinion que Maistre doit avoir des hérésies ou de tout ce qui leur ressemble, de toute indépendance dogmatique quelle qu'elle soit. Ce n'est pas lui qu'on convaincrait par des considérations sur le respect dû à la pensée libre et sur le droit qu'a l'homme de se tromper. Tout ce qui en résistant à l'autorité établie rompt l'unité, est déplorable, faux et criminel. Il s'écrie à propos des maximes de l'Eglise gallicane. « Qui ne s'étonnerait d'abord de cette expression nos maximes ! Est-ce donc que dans le système catholique une Eglise particulière peut avoir en matière de foi des maximes qui n'appartiennent pas à toutes les Eglises ? » On sait comment il a traité les hérésies et les hérétiques, tous les dissidents en un mot entre lesquels il ne voit pas de différences essentielles. « Le Souverain Pontife est la base nécessaire, unique et exclusive du christianisme. A lui appartiennent les promesses, avec lui disparaît l'unité, c'est-à-dire l'Eglise. Toute Eglise, qui n'est pas catholique est protestante. Le principe étant le même de tout côté, c'est-à-dire une insurrection contre V unité souveraine., toutes les Eglises dissidentes ne peuvent différer que par le nombre des dogmes rejetés. » (3)

(1) De l'Eglise gallicane, 358.

(2) De l Eglise gallicane, 327.

(3) Du Pape, p. 427.

Mêmes principes pour ce qui concerne les sociétés politiques. Si Joseph de Maistre conçoit l'Eglise sous la forme d'une monarchie, il ne conçoit pas sans cette forme la société temporelle. L'unité qui est la condition même de la nation ne peut exister pour lui que par la monarchie. «La grande république est impossible, dit-il, et sur ce point le temps devait le démentir, — parce qu'il n'y a jamais eu de grande république. » (1) Le régime représentatif est un trompe-l'œil ou une cause de ruine « la question, dit-il à propos de la République française, n'est pas de savoir si le peuple français peut être libre par la constitution qu'on lui a donnée, mais s'il peut être souverain. On change la question pour échapper au raisonnement. Commençons par exclure l'exercice de la souveraineté ; insistons sur ce point fondamental, que le souverain sera toujours à Paris, et que tout ce fracas de représentation ne signifie rien ; que le peuple demeure parfaitement étranger au gouvernement ; qu'il est plus sujet que dans la monarchie, eti que les mots de grande république s'excluent comme ceux de cercle carré » (2). Il ne faut pas confondre, d'ailleurs, le mandataire et le représentant « on suppose assez souvent, par mauvaise foi ou par inattention que le mandataire seul peut être représentant : c'est une erreur. Tous les jours, dans les tribunaux, l'enfant, le lou et l'absent sont représentés par des

(1) Considérations sur la France, 52.

{2) Considérations, p. 59.

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ommes qui ne tiennent leur mandat que de la loi : 'or le peuple réunit éminemment ces trois qualités, car il est toujours enfant, toujours fou et toujours absent. Pourquoi donc ses tuteurs ne pourraient-ils se passer de ses mandats ? » (1) Mais si l'on veut que tout le peuple soit représenté, qu'il le soit par des mandataires et que chacun puisse donner ou recevoir des mandats, à quelques exceptions inévitables près « et si l'on prétend encore joindre à un tel ordre de choses l'abolition de toute distinction et fonction héréditaire ; cette représentation est une chose qife l'on n'a jamais vue, et qui ne réussira jamais.» (2)

Le roi et l'aristocratie voilà les véritables représentants de la nation, presque la nation elle-même puisqu'ils en sont l'unité. « Le roi, ou pour mieux dire le .souverain répond justement de tout, parce qu'il sait tout, tous ses agents, tous ses organes n'étant que lui-même. » Son autorité est inattaquable. Elle n'est pas illimitée, aucune ne peut l'être, « il n'y a point de souveraineté qui, pour le bonheur des hommes, et pour le sien surtout, ne soit bornée de quelque manière » mais « dans l'intérieur de ces bornes, placées comme il plaît à Dieu — et retenons bien ces mots, ils sont très importants — elle est toujours et partout absolue et tenue pour infaillible. Et quand je paile de l'exercice légitime de la souve-

(1) Considérations, etc. p. S5 en note.

(2) Considérations, p . 55-56.

raineté, je n'entends point ou je ne dis point l'exercice y?<5te, ce qui produirait une amphibologie dangereuse, à moins que par ce dernier mot on ne veuille dire que tout ce qu'elle opère dans son cercle est juste ou tenu pour tel : ce qui est la vérité. » (1)

A côté du roi qui est pour ainsi dire l'incarnation de la nation même, la noblesse a sa place, une place de premier ordre. « Il y a dans tous les pays un certain nombre de lamilles conservatrices sur lesquelles repose l'Etat : c'est ce qu'on appelle Varisfocratie ou la noblesse. Tant qu'elles demeurent pures et pénétrées de l'esprit national, l'Etat est inébranlable, en dépit des vices des souverains ; dès qu'elles sont corrompues, surtout sous le rapport religieux, il faut que l'Etat croule, quand il serait gouverné de Charlemagne en Charlemagne. Le patricien est un prêtre laïque : la religion nationale est sa première propriété et la plus sacrée, puisqu'elle conserve son privilège, qui tombe toujours avec elle. Il n'y a pas de plus grand crime pour un noble que celui d'attaquer les dogmes, » (2).

On devine aisément que l'aristocratie telle qu'il la voulait n'était pas ce que quelques-uns rêvent aujourd'hui : une aristocratie purement intellectuelle, et surtout une aristocratie de savants, de lettrés ou de philosophes. Ceux-ci sont gens peu

(1) Da Pape, p. 246-247, en note.

(2) Lettres sur la chronologie biblique, in Lettres et Opuscules. II, 247.

imitateurs, relativement, et mémo par la simple expansion de leur esprit, peuvent, sans le vouloir et simplement pour ne pas y prendre garde, devenir dangereux. Je ne jurerais pas que le comte Joseph de Maistre lui-même soit absolument sans reproche, mais à coup sûr il aime et estime peu les savants, les philosophes, les raisonneurs. La raison humaine est invectivée par lui en cent endroits. La science, il a toujours afïecté d'en faire peu de cas. Aussi en traçant magnifiquement le rôle de l'aristocratie lui oppose-t-il avec dédain les prétentions des penseurs ou des savants. « S'il y a une chose sûre dans le monde, dit-il, c'est à mon avis que ce n'est point à la science qu'il appartient de conduire les hommes. Rien de ce qui est nécessaire ne lui est confié. Il faudrait avoir perdu l'esprit pour croire que Dieu ait chargé les académies de nous apprendre ce qu'il est et ce que nous lui devons. Il appartient aux prélats, aux nobles, aux grands officiers de l'Etat d'être les dépositaires et les gardiens des vérités conservatrice:?, d'apprendre aux nations ce qui est mal et ce qui est bien, ce qui est vrai et ce qui est faux, dans l'ordre moral et spirituel : les autres n'ont pas le droit \de raisonner sur ces sortes de matières, lisent les sciences naturelles pour s'amuser: de quoi pourraient-ils se plaindre? » (1). Pour être de l'aristocratie de Maistre il fallait se rattacher à l'au-

(1; Soirées de St-Pétersbourg. II, 131.

torité divine en étant prêtre, à l'autorité du roi par sa charge ou sa tonction, ou bien faire partie d'une de ces vieilles lamilles qui lui semblaient légitimement et héréditairement associées à l'autorité royale, étant sans doute destinées à cette association par l'autorité divine.

Voilà l'autorité constituée, autorité religieuse d'une part, autorité civile de l'autre. Pensera-t-on que la partie de la nation qui reste en dehors de cette autorité soit sacrifiée au reste ? Ce serait se tromper du tout au tout. Dans un organisme bien unifié aucune partie n'est sacrifiée à l'autre, mais toutes n'ont pas le même rôle. Les bras ne sont pas sacrifiés à la tête, mais ils ne commandent pas comme elle. Le bonheur de l'ensemble fait partie de l'ordre, il est essentiel à l'unité. A ce titre Joseph de Maistre s'y intéresse, il adopte et présente comme n'offrant « aucune difficulté » une maxime qui est celle de Bentham et des utilitaires. « Il serait bien temps, Jit-il, de s'apercevoir que les meilleures institutions ne sont point celles qni donnent aux hommes le plus grand degré de bonheur possible à tel ou tel moment donné, mais bien celles qui donnent la plus grande somme de bonheur possible au plus grand nombre de générations possibles. C'est le bonheur moyefi, et je ne vois pas qu'il y ait là aucune difficulté. »

On se tromperait surtout si l'on voyait dans le système autoritaire et aristocratique de Joseph de Maistre une sorte de restauration des privilèges des

classes nobles. Ce qu'il refuse au peuple, c'est l'autorité. Assurément, pour Maistre le peuple est privé de tout droit politique important, la souveraineté n'émane pas de lui. il ne peut prétendre imposer au roi ses volontés ou ses caprices, il ne peut même, il ne doit pas en tout cas éviter de se soumettre aux volontés ou aux caprices du prince. Le contrôle du supérieur par l'inférieur répugne essentiellement à Maistre, et l'on pourrait bien lui accorder qu'il est regrettable que les défauts de l'homme le rendent nécessaire. Les devoirs du souverain sont pour lui une affaire de conscience. Peut-être l'aristocratie peut-elle parfois donner discrètement son avis, le pape, à la rigueur, peut intervenir dans certains cas extrêmes. Mais ceci est tout à fait exceptionnel. Il n'est pas bon que le peuple réfléchisse trop sur les pouvoirs du roi et prinne une conscience trop claire de ce qu'il doit attendre de lui. L'anarchie menace dès que la critique et la discussion sont possibles.

Mais si Joseph de Maistrs n'entend pas substituer les fantaisies d'un homme ou d'une classe aux aspirations de tous, s'il ne reconnaît guère de droits au peuple, s'il lui refuse surtout, pour ainsi dire, le droit défaire valoir ses droits, i\ est très exigeant quant aux devoirs qu'il impose aux dépositaires de la souveraineté. A ceux-ci il accorde bien l'autorité meis c'est pour leur imposer des devoirs, non pour leur permettre de ne pas les remplir. Le roi et l'aristocratie

n'ont pas de pri\ ilèges, il ne s'agit pas pour Maistre de taire prospérer un homme et une caste, il s'agit de maintenir l'unité. De là découlent les prérogatives de ceux qui représentent l'autorité, ils n'ont de droits que pour faire leur devoir. S'ils faillissent à leur tâche, sans doute le peuple leur doit encore le respect et l'obéissance, mais ils sont, eux, les plus coupables des hommes. Et Maistre ne se représente nullement le pouvoir idéal sous la forme d'une insupportable tyrannie. Nous avons vu tout à l'heure ce qu'il pensait des gouvernements forts. Il fut libéral, conseillant par dessus tout de tenir compte des besoins du moment et de l'opinion publique, recommandant la douceur et la bonté, même la justice et lexécution régulière des lois. On sait qu'il passa pour jacobin. Lui-même exprimait sa pensée habituelle par deux phrases. « Les abus valent mieux que les révolutions » ceci était pour les peuples, mais « les abus amènent les révolutions » et ceci était pour les rois. Joseph de Maistre a conservé devant les rois et les nobles toute la liberté de son jugement, il a parfois paru attacher une médiocre importance à la personne même du souverain, et il a jugé très sévèrement une partie de la noblesse française. Il a traité de même les papes (sauf quand le système l'exigeait) et le clergé. C'est que pour lui c'est la forme abstraite qui importe, l'unité comme but, l'autorité comme moyen ; l'équilibre des forces sociales, la régularité des fonctions, le bonheur de l'ensemble obtenus par

une hiérarchie fondée sur la nature des choses et régulièrement établie par une harmonieuse répartition des devoirs, voilà ce qu'il désirait. Et l'on peut bien trouver son idéal irréalisable, mais il ne faut pas méconnaître sa grandeur non plus que l'élévation des sentiments, la hauteur des vues qui l'ont inspiré.

Cette autorité humaine, d'ailleurs, il ne la considérait jamais comme absolue, — nous l'avons déjà vu — il ne la bornait pas précisément par les droits du peuple, par des taits purement humains, par des considérations d'utilité, par des contrôles de parlement, il la voyait limitée, arrêtée par les lois mêmes de l'univers, c'est-à-dire, pour lui, par les décrets de la providence, et ici ces choses mêmes dont il était très disposé à faire bon marché dans ses théories, la volonté du peuple, l'initiative de tel ou tel individu, une révolte même, un crime, un assassinat prenaient une valeur singulière qui leur venait non point de leur nature propre ni de l'individu dont elles émanaient, mais de la place qu'il leur attribuait dans l'ordre universel des choses, dans les desseins de Dieu. Aussi pour achever de saisir ses théories sur l'autorité, comme pour comprendre ses vues sur la rédemption, faut-il examiner ses idées sur la Providence et la façon dont le monde est régi .

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