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LES NOUVEAUX PRINCIPES POLITIQUES

Les pressentiments dont les pages précédentes portent l'empreinte, n'ont été que trop réalisés par les événements de 1866, de 1870-1871; par les malheureuses journées de Sadowa et de Sedan, le siège de Paris, le règne de la Commune, le déchaînement de tous les fléaux. La guerre a éclaté avec furie entre les peuples de l'Europe, entre les citoyens d'une même patrie, en dépit d'une civilisa-

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tion, qui voyait dans le négoce, dans le jeu des forces industrielles et productives, le rêve accompli de la paix perpétuelle. Des torrents de sang ont coulé, un immense désastre accable la France ; elle en subit encore tout le poids, avec la honte inouïe d'une paix qui lui met à deux doigts du cœur la pointe de l'épée ennemie ! Chef-d'œuvre final d'un règne de vingt ans, dont tout l'emploi fut de préparer j9er fas et nefas l'avènement de l'anlichristianisme. Le second Empire succombe à cette tâche sacrilège ; mais la France coupable tombe avec lui : elle s'affaisse sous le triste établissement de Septembre : les ennemis mêmes s'étonnent de la soudaineté de sa chute. Des miracles de vaillance et d'héroïsme chrétien à l'armée de la Loire ne purent la sauver. Elle devait porter la peine de ce règne cynique où son sang et son or ne furent jamais marchandés pour servir l'intérêt étranger et les complots des sectaires. Il fallait que sa perte vînt par le Césarisme, parla Révolution, son crime depuis quatre-vingts ans, et aujourd'hui sa honte et son supplice, bien qu'à cette heure d'évidence elle ne semble ni

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reconnaître le châtiment, ni abjurer le crinoe! Nation malade, moins ennemie de son mal que prévenue contre la seule main qui le puisse guérir!

— Et pourtant l'espérance survit. La vie de la France chrétienne, au dehors, est arrêtée. Elle manque à l'Europe, et d'abord à l'Église. C'est en vain que l'on contesterait la mission religieuse particulièrement attribuée à la France par Joseph de Maistre, c'est en vain qu'on voudrait n'y voir qu'une illusion, et la plus flatteuse dont l'amourpropre d'un peuple se puisse bercer. Aujourd'hui le doute n'est plus possible. Les événements se sont chargés de prouver. Il est si clair que la Providence nous a traités comme elle fait ceux qui ne répondent pas à son appel et déclinent l'honneur de la servir. Elle nous a laissés à notre néant.

— Par le coupable abandon qui a livré Rome et le Pontife-Roi à leurs persécuteurs, nous nous sommes trahis nous-mêmes. Le Pape est dans les liens les plus étroits. Qui pourrait dire les outrages, les soufflets prodigués à son invincible vieillesse? Et qui ne ressent en même temps tous les affronts que la France a dévorés en silence ? De nouveaux

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arguments seraient douloureusement inutiles. Il est manifeste que le sort de la France est lié aux destinées de la Souveraineté pontificale. Les vicissitudes de sa fortune marquent les degrés de sa fidélité au devoir de sa vocation. Pierre opprimé, Pierre qu'on délaisse, ne veut pas désespérer de la France, même blessée, même déchue. Puisse sa prière ramener un pouvoir de droit, qui, en la rendant à sa mission, la rende à elle-même et la relève I

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