‹ Joseph, ou, Le vertueux ouvrier: ou le vertueux ouvrierChapitre 24 sur 74 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

morale et des récits vraiment édifiants. Le premier volume en effet n'était pas mauvais, il pouvait se lire; mais ce n'était qu'une amorce pour couvrir Thameçoo. Le second volume était plein d'ordures et faisait horreur. J'ai eu peine à en lire quelques pages ; et, jetant bien vite le livre loin de moi, je me suis écrié : Infâmes , ne prenez donc pas l'enseigne de la vertu quand vous voulez vendre du vice , on saura du moins ce qu'on achète chez vous. . .

D Tiens vois-tu , Julien , tous ces livres-là empoisonnent le 'cœur, faussent lès idées, tuent la conscience, font perdre le temps, jettent Tâmedans un vague que rien ne peut Àitisfaire ni combler, et causent à la société les plus grands maux.

D Quoique tu en dises, j'aime infiniment mieux mes petits ouvrages, qui ne me font pas voyager parmi des chimères comme font les tiens, mais qui me tracent clairement mes devoirs, nie les font aimer, reposent mon esprit et guérissent même au besoin les blessures de mon cœur. Je me trouye toujours meilleur, ou disposé à l'être , quand j'achève ces lectures ; aussi ne puis-je qu'applaudir à la pensée qu*a eue notre bon curé de faire mettre au deissus de sa collection les belles paroles qu'un roi d'Egypte inscrivait sur les murs de la fameuse bibliothèque de sa capitale : tRÊsoR dbs rÉmèdës de l'amb.

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