‹ Joseph, ou, Le vertueux ouvrier: ou le vertueux ouvrierChapitre 35 sur 74 · CHAPITRE tl · texte numérisé non relu

CHAPITRE tl

sitent de sa part un recours iDcessaot à son Auteur. L'enfant se lourne naturellement vers ses père et mère ; la plante cherche le soleil qui doit la nourrir et la féconder; tous les effets , en un mut, se rattachent à leuc cause. Gomment donc Thomme pourrait-il raisonnablement s'i^pler de Dieu et chercher à se passer de son Créateur ?

Mais ces rapports entre Dieu et Thomme ne sauraient être arbitraires ni réglés par les hommes euxmêmes, car alors les uns en feraient trop et tomberaient dans la superstition » les autres en feraient trop peu et donneraient bien vite dans Tindifférence et rimpiété. Aussi Dieu , pour rattacher Thomme à lui , a-t-il établi d*abord la religion naturelle , qui 86 bornait à quelques dogmes fondamentaux , aux premiers principes de la morale et à un certain nombre de différents sacrifices.Plustardil donna à Moïse une loi plus riche , plus dév^loppée , mais pourtant encore bien imparfaite en comparaison de celle que Jësus-Christ son Fils est venu apporter depuis au inonde , et qui répond si bien à tous les besoins de rhomme, soit qu'on le prenne isolément « soit qu'on le considère dans ses rapports avec ses semblables.

Il est vrai qu'à côté de la religion révélée , il y en a toujours eu de fausses et de mensongères ; mais leur existence ne saurait préjudicier aux droits de la . mérité , pas plus que la fausse monnaie , mise en clrculaftion, n'enlève le mérite et la valeur de la bonne ^ pas plus que les raisonnements faux et captieux d'un sophiste n'empêchent qu'il n'y ait des esprits droits et solides qui sachent bien raisonner.

Ces rapports entre Dieu et l'homme supposent l'immortalité de notre âme ; car évidemment nous ne recevons pas sur cette terre tout ce qui nous est dû

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en fait de récompenses et de cbfttimento , et la jua-* tîce divine se. trouverait en défaut, si efle n^avait pas un moyen de réparer les désordres apparents qu'elle laisse subsister sous nos yeux dans le monde. Il faut donc nécessairement qu'elle retrouve Tbomme après cette vie , et qu'ainsi il ne descende pas tout entier dans le tombeau. Aussi cette croyance de Timmor* talité de Tâme a-t-elle été remarquée dans tous les temps et cbes tous les peuples; ce qui prouve qu'elle a une origine céleste et qu'elle a été imprimée en nous par U main du Créateur.

Il est vrai que la fin de l'homme ressemble beaucoup à celle de la béte qui meurt tout entière; mais l'intelligence 9 le génie, la liberté mettent une différence essentielle entre l'un et l'autre ; et pour concilier toutes choses , il faut dire que l'bomme , étant un animal raisonnable f doit avoir dans sa destinée quelque chose qui le rapproche de la bête, et quelq,ue chose par quoi il ressemble à Dieu.

Mépriser une croyance si respectable , c'est avoir plus, de légèreté que de bon sens ; se tenir dans l'indifférence à cet égard y c'est hasarder de gaîté de cœur ses plus graves intérêts ; y croire et ne pas vivre conformément à cette croyance , c'est se rendre coupable de la plus triste inconséquence.

Tel fut l'objet des conférences de cet ecclésiastique peudaut l'année où Joseph en suivit le conrs ; mais il ne borna pas là ses instructions. Après avoir posé ces premières pierres , il fallait montrer comment la religion catholique s'élève sur ce fondement ; il fallait prouver la divinité de Notre-Seigneur Jésus-Christ et développer les titres de sa mission divine. L'orateur le lit dans un discours où il parla des miracles du Sauveur, recueillis par des témoins

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